Un jeune Mâconnais réalise un 2023 dans le ciel avec un ULM

Valentin Goudard, un jeune mâconnais de 19 ans, a célébré la nouvelle année à sa manière. Dimanche 1er janvier, il a dessiné dans le ciel un "2023" a bord d'un ULM. Ce passionné d'aviation nous raconte ce défi.

À l’heure où certains essayaient encore d’évacuer les excès de la veille, lui se lançait un défi dans les airs. Dimanche 1er janvier, Valentin Goudard, jeune passionné d’aviation qui vit à Mâcon (Saône-et-Loire) a réalisé un vol en ULM en forme de 2023.

"Vers midi, j’ai eu l’idée de souhaiter des vœux pour la nouvelle année de façon originale. J’ai lancé Google Earth et essayé de faire un tracé assez propre", nous raconte le mâconnais de 19 ans.

Deux heures plus tard, Valentin exporte son itinéraire sur son GPS et s’envole en compagnie de son ami du même âge, Rémi Roussot, un autre pilote d’ULM. Ils prennent place à bord d'un appareil français qui appartient à Tous en vol, le club de l'aérodrome de Mâcon - Charnay.

C’était pour l’amusement et le symbole ! Il fallait marquer le coup pour 2023

Valentin Goudard

Le petit équipage décolle donc de Charnay-lès-Mâcon et survole la Bresse. Petit problème, en ce dimanche 1er janvier, le vent souffle à près de 100 kilomètres par heure. Valentin s’inquiète alors pour la qualité et la précision de son œuvre aérienne.

"Je me demandais si le rendu allait être bien. Je pensais que ça allait être très compliqué. Mais si on ne le faisait pas le 1er janvier, il y avait peu d’intérêt de le faire ensuite !" À bord, c’est notamment Rémi qui surveille en temps réel l’évolution du dessin sur l’application Flightradar.

Au bout d’une heure de vol, le 2023 est réalisé. Et la forme finale satisfait Valentin : "j’en suis le premier ravi ! C’était mieux que ce à quoi je m’attendais ! Des amis pilotes m’ont dit que lorsqu’on se lançait dans un projet comme ça, il ne fallait pas s’attendre à un résultat extraordinaire. Ça reste une tâche compliquée, en plus du pilotage qui n’est déjà pas facile".

Une passion pour l'aviation héritée de son père

La prouesse est d’autant plus remarquable que Valentin n’a son brevet d’ULM que depuis le… 22 décembre dernier. Mais le garçon, qui a eu 19 ans il y a quelques jours, n’en est pas à son coup d’essai. L’aviation, il l’a dans le sang depuis son enfance.

"Mon père a passé son diplôme de pilote privé en 1993. Petit, il m’emmenait sur des meetings aériens. Je faisais pas mal de simulateurs et pour mes 100 heures de simulateurs, il m’a offert un vol d’initiation."

À 15 ans, Valentin commence alors à son tour sa formation de pilote privé et suit l’exemple de son père. Il mène son premier vol en solo à 16 ans et obtient son diplôme en avril 2021. L’année dernière, il réalise 107 heures de vol, parcourt 16 000 kilomètres depuis 72 aérodromes et participe au Tour de France aérien des jeunes, qu’il termine à la deuxième place.

Avant de s’essayer à l’ULM, donc. "Ce sont des avions plus petits avec lesquels on peut faire des choses rigolotes. Ce sont des machines récentes et ça reste une pratique encore très libre. Ce que j’aime dans l’aviation, c’est la liberté. C’est un monde où on nous donne des responsabilités assez jeune."

Et des responsabilités, Valentin rêve d’en avoir encore plus, avec une année 2023 pleine de projets. Le jeune homme passe actuellement son brevet théorique de pilote de ligne. 14 examens à réussir avant de pouvoir passer à la pratique.

En parallèle, le Mâconnais compte bien s’amuser en loisir et a déjà le projet de repartir prochainement dessiner dans les airs à bord d’un ULM. "Je veux voir s’il y a possibilité de faire mieux avec moins de vent ! Je mettrais à contribution mes amis en leur demandant des idées !".