Présidentielle : Sonia Rolland votera contre Marine Le Pen

Sonia Rolland se positionne avant le deuxième tour de la présidentielle. L'ex-Miss France, originaire de Cluny en Bourgogne, annonce sur Facebook qu'elle votera contre Marine Le Pen. Elle évoque les "lettres d'insultes et de menaces de mort venant des partisans du FN" qu'elle a reçues à l'époque.

Sonia Rolland a posté cette photo d'elle munie de son récépissé de vote par procuration sur son profil Facebook.
Sonia Rolland a posté cette photo d'elle munie de son récépissé de vote par procuration sur son profil Facebook. © Capture du profil Facebook de Sonia Rolland
« Le 7 mai, j'irai voter contre Marine Le Pen parce que j'aime mon pays. » Sonia Rolland a affiché sur son profil Facebook ce que lui inspire le deuxième tour de l'élection présidentielle. La Miss France 2000 et Miss Bourgogne 1999 l'affirme haut et fort : par son suffrage, elle fera barrage au FN comme elle l'avait fait en 2002 alors qu'elle votait pour la première fois à ce scrutin.


Sonia Rolland, qui est née au Rwanda et vivait à Cluny en Saône-et-Loire au moment de son élection à Miss France en 2000, en profite pour évoquer le déluge de haine qu'elle a reçu alors. « J'ai reçu plus de 2000 lettres d'insultes et de menaces de mort venant des partisans du FN, parce que pour eux, "Je ne représentais pas la France". On a rayé/inscrit sur ma voiture "sale négresse", sur mon paillasson je retrouvais de la merde de chien ainsi que sur la poignée de porte de mon appartement. Dans des lettres m'étant adressées, les auteurs prenaient le temps d'y mettre de la merde (oui oui de la vraie) en inscrivant "voilà ce que je vois quand je te vois à la télé. Retourne dans ton pays!". »


La comédienne et réalisatrice n'a pas oublié la violence de ces brimades et injures. Et selon elle, le FN et ses partisans sont « toujours empreints d'idéaux nauséabonds » même si « nous sommes en 2017, le visage paraît plus sympathique, la communication plus soignée, le sourire accompagne les promesses de campagne plus sociales, en nous faisant croire qu'elle sera LA voix "du peuple" (mon père ouvrier doit se retourner dans sa tombe).»
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