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La Saône-et-Loire veut ouvrir un parc à thème historique en 2023 à Tournus

Le président du conseil départemental de Saône-et-Loire, André Accary, lors de la conférence de presse de présentation ce mardi 10 septembre. / © Christophe Gaillard / France 3 Bourgogne
Le président du conseil départemental de Saône-et-Loire, André Accary, lors de la conférence de presse de présentation ce mardi 10 septembre. / © Christophe Gaillard / France 3 Bourgogne

Le projet baptisé "Éclat" a été présenté ce mardi 10 septembre par le président du conseil départemental.

Par M. F. et AFP

Le président du conseil départemental de Saône-et-Loire, André Accary, a présenté à la presse ce mardi 10 septembre un projet d'implantation de parc à thème historique, baptisé "Éclat" Il doit sortir de terre dans la zone nord de Tournus d'ici 2023.
 
"Il s'agirait d'un lieu qui raconterait les grandes histoires de la Saône-et-Loire à travers des personnages célèbres, des légendes fabuleuses, des paysages typiques, des architectures remarquables et un bâti inspiré de l'architecture bois du Moyen Âge", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

Le département compte confier la gestion du parc à un partenaire privé. Il a noué contact avec Arnaud Coste, un acteur professionnel reconnu du secteur, qui a participé à l'ouverture de plusieurs parcs dont celui de Vulcania en Auvergne, avant de fonder sa propre société Wikipark.
 
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450 000 visiteurs à terme

L'homme d'affaires n'a pas voulu dévoiler pour l'instant de détails sur son futur parc. "Il va y avoir une approche évenementielle, nous a-t-il simplement expliqué. L'idée est d'avoir une programmation différente chaque année sur les spectacles pour fidéliser le public. On va se concentrer sur les temps forts, ce qui parle le plus de manière populaire aux gens. On ne va pas parler peut-être d'histoires confidentielles, mais des histoires qui sont les plus explicites, qu'on retrouve dans les manuels scolaires ou dans l'imagerie populaire."
 

Le président du conseil départemental a fixé cinq objectifs pour le futur parc : 
  • "être un jalon physique de visibilité et d'identification sur l'autoroute A6
  • être une offre touristique légitime en Saône-et-Loire originale
  • être une porte d'entrée qui donne envie aux visiteurs de découvrir l'ensemble du territoire de Saône-et-Loire
  • être exemplaire en matière d'intégration environnementale et de développement durable
  • être réaliste dans ses ambitions"

Le financement du projet, estimé dans une première phase à 40 millions d'euros, proviendra majoritairement d'investisseurs privés, le reste étant assumé par l'exploitant du parc, complété par une participation publique. Ce budget devrait être progressivement augmenté de 20 millions d'euros après l'ouverture "pour réinvestir et donner une attractivité supplémentaire au site", a expliqué André Accary.

Les partenaires espèrent 150 000 visiteurs au départ avec ensuite une montée en puissance pour atteindre 450 000 visiteurs par an. Le département a calculé que 11 millions de clients potentiels vivent à moins de trois heures du futur site, complémentaire aux offres déjà existantes, comme le Touroparc Zoo de Romanèche-Thorins (plus de 233 000 visiteurs annuels) ou le parc touristique des Combes du Creusot (242 000 visiteurs en 2016).


Cela ferait du site le deuxième le plus fréquenté de la région Bourgogne-Franche-Comté, après la basilique Sainte-Madeleine de Vézelay dans l'Yonne (1 052 659 visiteurs en 2017). Et devant le musée de l'Hôtel-Dieu à Beaune, qui a accueilli 436 825 visiteurs en 2017, selon les données du ministère de l'économie.

Le maire de Tournus se félicite du choix de sa commune pour implanter ce futur équipement. "Il s'agit d'un projet phare, mais surtout innovant de tout ce qui existe en la matière, a-t-il confié lors de la conférence de presseOn va créer des emplois. Des emplois qui sont qualifiés, complémentaires à l'existant, qui ne vont pas venir détruire d'autres emplois du territoire. Et surtout c'est des emplois qui sont non délocalisables."

Le projet du parc doit être présenté en détail en juin 2020, après une période de concertation avec les acteurs locaux et associatifs. Puis viendra le temps des procédures administratives en 2021, avant deux ans de travaux à partir de 2022. L'ouverture est programmée pour 2023.
 

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