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Sécurité : "les élèves ne peuvent pas fumer" dans les lycées, rappelle la ministre de l’Education

"Les élèves ne peuvent pas fumer à l'intérieur" des lycées et aucun proviseur ne doit déroger à la loi Evin malgré les contraintes de sécurisation des établissements scolaires, a répété la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem.
Les paquets neutres (sans logo ni couleur) seront obligatoires en France à partir du 1er janvier 2017.
Les paquets neutres (sans logo ni couleur) seront obligatoires en France à partir du 1er janvier 2017. © Julio Pelaez/maxppp

Comment appliquer la loi Evin ?

Après les attentats de novembre 2015, une circulaire permettant d'installer des fumoirs dans certains lycées avait suscité la polémique et en avril 2016, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Hauts-de-Seine) a suspendu la décision d'un chef d'établissement d'autoriser les élèves à fumer dans la cour.

"Il faut partir du principe que Après les attentats de novembre 2015, une circulaire permettant d'installer des fumoirs dans certains lycées avait suscité la polémique et en avril 2016, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Hauts-de-Seine) a suspendu la décision d'un chef d'établissement d'autoriser les élèves à fumer dans la cour.

"Il faut partir du principe que la loi Evin s'applique en tout état de cause", a affirmé la ministre, qui était interrogée par un proviseur lors de la réunion de rentrée des personnels encadrants de l'Académie de Lyon à laquelle elle assistait jeudi 25 août 2016.

Comment gérer les pauses-cigarette lors des récréations ?

Nombre de proviseurs s'inquiètent de la gestion des pauses-cigarette lors des récréations alors que les attroupements sont déconseillés devant les établissements scolaires depuis les attentats du 13 novembre. "Comment je vais pouvoir prendre les mesures pour qu'à la fois je puisse convaincre les élèves, sans dramatiser, de rester à l'intérieur sans déroger à la loi Evin", s'est interrogé l'un d'eux en glissant avec humour que ce casse-tête de la "pause-clope" l'avait taraudé une partie de la nuit.

"Je comprends la difficulté", lui a répondu la ministre, expliquant que lorsqu'il y avait des "menaces" sur les élèves il fallait les "confiner" mais que "le reste du temps", il pouvait les laisser sortir. Elle a aussi invité les proviseurs à trouver des "façons d'éviter les attroupements", par exemple en faisant en sorte que tous les élèves ne sortent pas en même temps, tout en reconnaissant la difficulté de l'exercice.

"Je ne prétends pas faire de la sécurité le coeur de métier des personnels de l'Éducation nationale", a-t-elle ajouté, même si aujourd'hui la sécurité est "un devoir" et une "exigence". La ministre répondait ainsi aux nombreuses interrogations de proviseurs qui se sentent insuffisamment formés et déplorent l'absence de personnels dédiés à la sécurité., a affirmé la ministre, qui était interrogée par un proviseur lors de la réunion de rentrée des personnels encadrants de l'Académie de Lyon à laquelle elle assistait jeudi 25 août 2016.


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