General Electric rassure sur son redressement, l'action bondit

General Electric doit supprimer près de 800 postes à Belfort dans sa division gaz. / © PATRICK HERTZOG / AFP
General Electric doit supprimer près de 800 postes à Belfort dans sa division gaz. / © PATRICK HERTZOG / AFP

L'action de General Electric a bondi à la bourse de New York, ce vendredi 31 juillet. Pour la première fois depuis près de trois ans, le géant américain semble se redresser et sortir d'une impasse économique.

Par France 3 Franche-Comté avec AFP

General Electric (GE) a envoyé mercredi des signaux positifs sur l'avancée de son redressement à la bourse américaine. Le groupe a relevé ses objectifs financiers pour 2019 du fait d'un léger mieux dans l'Energie (Alstom).

GE a gagné plus d'argent que n'espérait Wall Street : le bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, s'est élevé à 17 cents, contre 12 cents attendus en moyenne par les analystes financiers.
Le chiffre d'affaires a, pour sa part, progressé de 1,1 %, à 28,83 milliards de dollars, mieux que les 28,68 milliards attendus en moyenne.

Les recettes générées dans l'Energie ont plongé de 25 %, à 4,68 milliards de dollars, et les commandes de 22 %. "L'Energie a fait d'importants progrès, notamment pour ce qui est de la réduction des coûts fixes et de l'exécution des projets", a souligné le PDG, Larry Culp, qui essaie de relancer le groupe, né il y a 127 ans de la fusion d'Edison et de Thomson-Houston.

L'action bondit


GE a connu lors des trois dernières années une véritable descente aux enfers du fait d'acquisitions effectuées dans le secteur énergétique, dont la plus symbolique est le rachat pour 15 milliards de dollars en 2015 du pôle Energie du fleuron industriel français Alstom.

Avec Alstom, GE misait sur les énergies fossiles, un pari raté car il est intervenu en pleine chute des prix de l'électricité de gros et de l'effondrement des commandes des turbines parce que les énergies renouvelables étaient devenues compétitives. Le secteur s'est retrouvé de plus en surcapacités du fait de l'augmentation du nombre de fermetures de centrales thermiques et du développement du solaire et de l'éolien.

En France, le groupe face au plan de licenciement


Pour redresser GE, Larry Culp, aux commandes depuis octobre, se repose essentiellement sur des économies et des cessions d'actifs. Il veut réduire les coûts de la division Energie de l'ordre de 800 millions de dollars sur les deux prochaines années.

A Wall Street, le titre bondissait de plus de 3 % dans les échanges électroniques de pré-séance.

En France, le groupe General Electric fait régulièrement l'actualité avec son plan de licenciement controversé de 1 000 postes sur son site de Belfort.
 

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