General Electric : la Ville de Belfort va également déposer plainte contre l'État

General Electric Belfort. / © Marc André/MaxPPP
General Electric Belfort. / © Marc André/MaxPPP

Alors que l'intersyndicale du site de Belfort où 800 emplois sont menacés va déposer plainte contre l'Etat français pour non respect de l'accord de 2014 signé au moment du rachat par le groupe américain de la branche énergie d'Alstom, la Ville de Belfort confirme son souhait de faire de même.

Par France 3 Franche-Comté

"On n'a pas plus le choix, on est obligés de le faire" expliquait Philippe Petitcolin délégué CFE-CGC de l'intersyndicale belfortaine lundi pour justifier la décision de l'intersyndicale de porter plainte contre l'État, dans "l'affaire General Electric".

Une plainte va être déposée au tribunal administratif de Paris par nos avocats "pour mettre en cause la responsabilité de l’Etat français dans le non-respect de l’accord de 2014 signé avec GE. Le projet de suppression de 792 emplois dans l’entité « turbines à gaz » de Belfort en est une conséquence directe" expliquait un communiqué de l'intersyndicale. 
 

"Pas complices"


Lundi soir, le maire de Belfort Damien Meslot, contacté par nos soins, a confirmé le souhait de la municipalité et du Grand Belfort de porter également plainte contre l'État, pour non respect de l'accord signé en 2014 au moment du rachat d'Alstom. L'élu Les Républicains espère également que le Département du Terriroire de Belfort et la Région Bourgogne-Franche-Comté se joignent à cette plainte.

En juin dernier, le maire de Belfort avait également refusé de louer une salle belfortaine à General Electric. "Il n'y aura aucune location de salle à General Electric pour mettre en oeuvre le plan social que nous combattons. Les élus de Belfort ne souhaitent pas se rendre complices ou soutenir ce plan social" expliquait-il à l'époque. 
 

De son côté, la CGT ne s’est pas associée à cette plainte, mais la juge nécessaire. "Cette plainte était sans doute nécessaire, mais le processus judiciaire est très long. Or, la date butoir du 21 octobre approche à grands pas. Nous sommes dans une urgence absolue, qui demande d’engager un véritable rapport de force avec la direction", a expliqué Cyril Caritey, délégué syndical, à nos confrères de l'Est Républicain. 

Alors que le plan de sauvegarde est dans sa phase finale, l'intersyndicale a lancé une nouvelle journée de mobilisation. Belfort l'industrielle sera à nouveau dans la rue. Le rassemblement est prévu à 14 heures au départ de la Maison du Peuple, le 19 octobre. Le 22 juin dernier, l'appel à la mobilisation avait rassemblé entre 5.000 et 8.000 personnes dans les rues de la cité du Lion. 
 

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