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Paroles, paroles... quand nos politiques croyaient aux promesses de General Electric

Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, dans l'usine Alstom de Belfort le 28 mai 2015 / © SIMON DAVAL / MAXPPP
Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, dans l'usine Alstom de Belfort le 28 mai 2015 / © SIMON DAVAL / MAXPPP

"Belfort a un avenir industriel". La petite phrase, signée Emmanuel Macron, revient comme un boomerang dans l'actualité, alors que General Electric veut supprimer un millier d'emplois dans la cité du Lion. Mais l'actuel président de la République n'est pas le seul à avoir cru aux promesses de GE.

Par France 3 Franche-Comté

En rachetant la branche énergie d'Alstom, la direction de General Electric avait promis 1000 emplois supplémentaires en France. Ce sera finalement 1000 emplois supprimés, principalement à Belfort.

Bien sûr, l'actuel président de la République est en première ligne, car il était ministre de l'Economie à l'époque.

En mai 2015, Emmanuel Macron vient d'ailleurs à Belfort et garantit aux salariés d'Alstom et GE "l'avenir industriel" de la cité du Lion.
 


On l'a oublié, mais nombre d'élus locaux étaient favorables à une reprise par l'Américain GE plutôt que par l'Allemand Siemens. C'est le cas notamment du maire LR de Belfort Damien Meslot, qui en juin 2014 met en avant "la politique sociale intéressante" du groupe américain, estimant que GE permettait à Belfort de "préparer l'avenir".
 

En septembre 2016, la direction de GE vient à Belfort présenter son plan de développement de l'emploi. L'occasion pour la présidente de région Marie-Guite Dufay de témoigner aux représentants du groupe américain sa "très grande reconnaissance".
 

En février 2017, François Hollande lui-même, alors président de la République, vient à son tour à Belfort assurer que les engagements de GE en matière d'emplois "sont tenus". "Ceux qui ne le sont pas encore vont l'être, j'en ai la garantie", assure même le chef de l'Etat.
 

Deux ans plus tard, les belles promesses se sont envolées.
Elles n'engagent, dit-on, que ceux qui y croyaient.

On a retrouvé néanmoins une déclaration visionnaire. Un syndicaliste qui lorsque le groupe américain débarque à Belfort en 1999, évoque ses craintes. Il y a vingt ans, François Costa avait en quelque sorte déjà tout dit.
 




 

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