Tramayes : une fanfare béninoise initie les enfants à la musique et à la danse

Les membres de la fanfare Olaïtan apprennent aux enfants à taper en rythme. / © France 3 Bourgogne
Les membres de la fanfare Olaïtan apprennent aux enfants à taper en rythme. / © France 3 Bourgogne

Les élèves des écoles de Matour et Tramayes, en Saône-et-Loire, ont reçu la visite de la fanfare béninoise Olaïtan. Les 8 membres du groupe ont fait découvrir leur culture aux enfants à travers la musique et la danse.

Par Charlotte Meunier

Le son des cloches, des tambours et des maracas résonne dans les couloirs de l’école primaire de Tramayes, en Saône-et-Loire. Les musiciens de la fanfare Olaïtan, qui signifie "la source qui ne tarie jamais", apprennent aux élèves à taper en rythme.

Dans la salle voisine, les enfants ont droit à un cours de chant. Quelques chansons sont en français, d’autres sont en gungbe ou en yoruba, des langues parlés au Bénin et dans d’autres pays d’Afrique. Les chants tournent autour d’un thème commun : la joie de vivre.

Reportage de Michel Gillot, Christophe Gaillard, David Cornot et Cécile Frèrebeau
Avec :
- Edmond Tossou, membre de la fanfare Olaïtan
- Marie-Claude Prolonge, membre de l’association Villages Solidaires
- Nicolas Tallandier, enseignant à Tramayes
- Calliste Houannou, membre de la fanfare Olaïtan

8 musiciens professionnels


La fanfare Olaïtan est composée de 8 musiciens professionnels originaires du Bénin. Elle rend hommage à la culture traditionnelle du Vaudou, dont le Bénin est le berceau.
Le groupe mêle cuivres, percussions et chants, le tout sur des pas de danse rythmés.

Des actions menées par l’association Villages Solidaires


Depuis 20 ans, les écoles de Tramayes et de Matour reçoivent régulièrement la visite d’artistes pour partager un moment avec les enfants. Ces actions sont orchestrées par l’association Villages Solidaires qui œuvre pour développer le lien social et la solidarité à l’échelle locale.

« Ce qui nous intéresse avec la fanfare béninoise, c’est qu’ils sont capables d’animer des ateliers autour des percussions, du chant, de la danse mais aussi de la cuisine, explique Marie-Claude Prolonge, membre de l’association Villages Solidaires. C’est cette ouverture globale qui a retenu notre attention ».

La culture au-delà des frontières


« Le noyau solidaire et associatif est important ici à Tramayes, précise Nicolas Tallandier, enseignant. On a accueilli des familles de réfugiés, on met en avant la culture au-delà des frontières. »

Les enfants participent à tous les ateliers par petits groupes. Puis vient le temps des questions.

« Les enfants sont vraiment curieux, s’amuse Caliste Houannou, membre de la fanfare. Ils posent des questions vraiment inattendues. On nous a demandé si on dormait dans des arbres ! Après tout c’est normal, ils ne connaissent pas l’Afrique. »

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