VIDEO. En Haute-Saône,la Quenoche et la Linotte retrouvent leur lit naturel

À Loulans-Verchamp, en Haute-Saône, les travaux ont débuté pour que la Linotte et la Quenoche, deux cours d'eau, retrouvent leur confluence. Leurs trajectoires avaient été déviées il y a plus de 480 ans.

Le premier coup de pelleteuse a été donné ce lundi 17 février.
Le premier coup de pelleteuse a été donné ce lundi 17 février. © Antoine Laroche - France Télévisions
C'est une étape symbolique. Ce lundi 17 février, la Quenoche vient de retrouver son lit naturel, à Loulans-Verchamp, en Haute-Saône. Deux semaines auparavant, la Linotte, elle aussi, retrouvait son lit d'origine, vieux de plus de 480 ans. Ces deux rivières, qui ont été modifiées au cours des siècles pour les besoins de l'industrie métallurgique, avaient adopté au fil du temps un tracé rectiligne. "Les hommes ont modifié les rivières. Un certain nombre de barrages et de vannages avaient été mis en place pour pouvoir utiliser la force de l'eau. Aujourd'hui, on n'a plus de bâtiments, de forges. Pour autant, des dysfonctionnements demeuraient. Il fallait réparer, remettre en état", justifie Guillaume Blondel-Gaborieau, vice-président du syndicat des rivières de la moyenne et basse vallée de l'Ognon.
En bleu, le tracé au fil du temps.
En vert, le nouveau tracé après travaux.
En bleu, le tracé au fil du temps. En vert, le nouveau tracé après travaux. © Syndicat des rivières de la moyenne et basse vallée de l'Ognon
 

La biodiversité était menacée

L'objectif est donc de revaloriser le cours d'eau mais aussi de permettre à la biodiversité de renaître : "Comme la rivière a été rectifiée, approfondie et déplacée de son lit d'origine, elle fonctionnait mal d'un point de vue biologique. On avait un phénomène d'envasement. Les barrages étaient un obstacle pour les poissons. Ils ne pouvaient pas remonter le cours d'eau."
 
Haute-Saône : la Linotte et la Quenoche retrouvent leur lit naturel

"Le parc était inondé deux à trois fois par an"

Bonne nouvelle également pour Maxime Chouffe, propriétaire du terrain et du château de Loulans-Verchamp : "Le parc était inondé deux à trois fois par an avec des risques d'inondation du château. Le bâtiment était plus ou moins en péril. L'activité économique autour n'était pas évidente. Avec ces travaux, on va récupérer un aspect paysagé plus joli."

Ces travaux, qui s'étendent sur près de deux kilomètres, devraient se terminer fin février.
 
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