Yonne : des cambrioleurs à la voiture-bélier ont été arrêtés

Des voleurs, qui attaquaient des commerces de l’Yonne avec une voiture-bélier, ont été arrêtés. Ils ont été placés en détention provisoire. Un des malfaiteurs de la bande court toujours.
 
© Image d'illustration - Guillaume Bonnefont/Max PPP
C’est une véritable bande organisée qui est à l’origine d’une série de vols commis dans le nord de l’Yonne et le département voisin de Seine-et-Marne. Pendant deux mois, à partir de novembre 2018, les malfaiteurs se sont attaqués à divers commerces : tabac-presse, hypermarché, garage…

Ils agissaient toujours de la même manière : ils volaient un 4x4 ou un SUV qu'il utilisaient comme voiture-bélier et se débarrassaient ensuite du véhicule en le brûlant.

Face à cette recrudescence de cambriolages, le parquet de Sens avait ouvert une information judiciaire contre X et confié l’enquête à la brigade de recherches de Sens. C’est grâce à ce travail que les voleurs ont pu être interpellés. Une trace ADN relevée a mené les enquêteurs jusqu’à 3 personnes qui ont été arrêtées le 29 janvier 2019.

Qui sont les malfaiteurs ? 

Les trois hommes, habitent le nord de l’Yonne, ont été mis en examen pour 14 faits de vols et destructions, ainsi que pour association de malfaiteurs. Ils ont été placés en détention provisoire.

Celui qui est soupçonné d’être le chef de bande est âgé de 40 ans. Il a déjà été condamné pour des faits de violences avec arme et vols aggravés.

Deux autres malfaiteurs, âgés de 20 et 22 ans, présentent un casier judiciaire vierge.

Une quatrième personne a été identifiée, mais elle est toujours recherchée.
 

A combien s'élève le préjudice ?


L’information judiciaire suit son cours. Le montant estimé du préjudice s’élève à 200 000 euros.  

L’enquête a été "rapide et efficace" selon Jean-Baptiste Sirvente, substitut du procureur de la République à Sens. Elle a mobilisé plusieurs brigades de gendarmerie qui ont travaillé en coopération, d’où le nom du groupe d’intervention "SUV 89", comme les véhicules volés qui servaient de voiture-béliers, précise le lieutenant-colonel Nanni, qui dirige la compagnie de gendarmerie de Sens.

 
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