Yonne : les viticulteurs sont sur le qui-vive face au gel

Des vignerons arrosent les vignobles, pour que la température des bourgeons ne descende pas en dessous de 0 degré quand il gèle / © Claude Heudes
Des vignerons arrosent les vignobles, pour que la température des bourgeons ne descende pas en dessous de 0 degré quand il gèle / © Claude Heudes

Au printemps, de nombreux viticulteurs passent la nuit dans leurs vignes pour tenter de les protéger contre le gel. C’était le cas hier soir dans l’Yonne, où le thermomètre est descendu jusqu’à -4 degrés.
 

Par B.L.

En quelques heures, le gel peut ruiner le travail de toute une année.
C’est le cas au printemps, quand les bourgeons ont commencé à sortir et que les vignobles sont particulièrement vulnérables face au gel.

C’est pourquoi les viticulteurs sont sur le qui-vive. C’est d’autant plus le cas cette année que la vigne a environ dix jours d’avance. Elle est à un stade où elle est très sensible.

Pour essayer de préserver la récolte à venir face au gel, il existe plusieurs méthodes : les bougies, les câbles chauffants, les chaufferettes au gasoil, les bâches et l’arrosage.

 
Au printemps, la vigne est à un stade où elle est très sensible au gel / © Claude Heudes
Au printemps, la vigne est à un stade où elle est très sensible au gel / © Claude Heudes

 

Comment marche la technique de l'arrosage ? 

Dans l’Yonne, de nombreux vignerons choisissent d’arroser leurs vignobles, pour que la température des bourgeons ne descende pas en-dessous de 0 degré. Un cocon de glace se forme autour du bourgeon et le maintient à 0 degré alors que la température peut descendre jusqu’à - 4 degrés la nuit. Cette technique, dite de l’aspersion, est jugée très efficace pour protéger les vignes.

Selon les prévisions de Météo-France, il ne devrait pas geler pendant les huit prochains jours. Cela laisse un répit aux viticulteurs.

Mais, pas question de s’endormir pour autant, car la période de gel se poursuit jusqu’à la mi-mai, c'est-à-dire jusqu’aux  Saints de glace. D’ici là, il faut rester vigilant et être prêt à passer la nuit dehors pour sauver sa récolte.



 

Reportage de Baziz Djaouti, Claude Heudes et Carlos Zappalá avec :
-Gilles Fèvre, viticulteur à La Chapelle-Vaupelteigne
­-Jean-François Bordet, vice-président du syndicat de défense de l'appellation Chablis
 

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