Gad : les salariés de Lampaul vont passer la nuit devant l'abattoir de Josselin

© France 3 Bretagne
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Les salariés de Gad à Lampaul-Guimiliau (29) ont pris la direction de Josselin, dans le Morbihan ce matin. Après une journée marquée par des heurts, ils ont décidé de rester cette nuit devant l'abattoir. Une partie a envahi la RN24.

Par Krystell Veillard

Invasion de la 4 voies

Vers 18h30, les salariés de Gad, de Lampaul et de Josselin, ont envahi la 4 voies (RN24) et bloqué la circulation.

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Gad: invasion de la 4 voies


le récit de la journée

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le récit de la journée à Josselin
Manon Lecharpentier, Philippe Beaugey


Sitting

C'est le statu-quo avant la nuit devant l'abattoir de Gad à Josselin (56). Une partie des salariés de Lampaul-Guimiliau s'intalle pour un sitting, sous la protection de la gendarmerie. Un autre groupe empêche les camions d'entrer. D'autres s'abritent et se restaurent à une caravane installée spécialement. Le "siège" est fait pour durer cette nuit, avec le renfort d'une centaine de salariés venant de Lampaul.

Sitting devant l'abattoir Gad de Josselin

sitting devant l'abattoir de Josselin / © MaM
sitting devant l'abattoir de Josselin / © MaM


Tension


C'est une nouvelle action depuis ce mardi matin des salariés du site Gad de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère. Ils avaient décidé, une cinquantaine d'entre eux, de se rendre sur le site de Josselin dans le Morbihan, dans le but d'occuper le site et de bloquer les camions. Mais une fois sur place ils se sont retrouvés face à leurs collègues morbihannais, qui n'ont pas accepté ce blocage.

Une confrontation a eu lieu entre les deux parties. A la mi-journée, des salariés de Josselin ont voulu forcer les barrages pour permettre aux poids lourds de sortir. Ils se sont heurtés à ceux de Lampaul et des coups ont été échangés. 200 salariés de Josselin ont formé une chaîne humaine pour empêcher le blocage de leur site.


Les images des heurts


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Gad Josselin



Les salariés de Lampaul-Guimiliau, qui réclament de meilleures indemnités de licenciement, ont empêché toute sortie de production mais aussi celle des bétaillères, selon  Jean-Marc Détivelle (FO), salarié de Lampaul. "On veut une reconnaissance du travail qu'on a effectué. Pour relancer l'abattoir de Josselin, les salariés de Lampaul ont dû faire une croix sur la participation, soit 15 millions d'euros". "On réclame la restitution de cette somme dans le cadre des indemnités de licenciement".

En redressement judiciaire depuis février, la société d'abattage et de découpe de porc,   d'abattage et de découpe de porcGad SAS  a présenté un plan de continuation de l'activité. Ce plan a été validé par le tribunal de commerce de Rennes, qui a entériné la suppression de 889 emplois, en grande majorité à l'abattoir de Lampaul-Guimiliau. La société a décidé de concentrer son activité sur l'abattoir de Josselin.

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