L’agriculture recrute : 600 emplois sont à pourvoir en Bretagne

Chaque année en France, 50.000 salariés hommes et femmes sont embauchés dans l'agriculture. Elle couvre des métiers très différents, du maraîchage à la mécanique en passant par l'élevage. Actuellement de nombreux emplois sont à pourvoir en Bretagne en CDI comme en CDD.
 
Les femmes représentent un tiers des effectifs agricoles. Elles trouvent souvent des places dans l’élevage et dans le végétal
Les femmes représentent un tiers des effectifs agricoles. Elles trouvent souvent des places dans l’élevage et dans le végétal © France 3 Bretagne
Jean-Claude Foucraut est secrétaire général de l’ANEFA de Bretagne, l'association nationale emploi formation en agriculture. Il explique que, si la main d’œuvre est de plus en plus recherchée dans ce secteur, c’est d’abord parce que les familles d’exploitants sont moins nombreuses dans l’économie d’aujourd’hui.
Les familles ont moins d’enfants et ces derniers ne font pas tous un lycée agricole. Il faut donc de nouvelles sources de main-d’œuvre et les vocations peuvent venir de jeunes citadins attirés par la nature et les animaux ou de personnes à la recherche d’un emploi ou d’une reconversion.
 

Qui recrute, où sont les besoins 

Dans l’agriculture, il y a des métiers pour tous les goûts. "On a trois secteurs qui recrutent, explique Jean-Claude Foucraut, d’abord le secteur de l’élevage, l’élevage laitier, l’élevage porcin et l’élevage avicole. Deuxième secteur celui du végétal qui couvre la production de légumes de plein champ, la production de tomates sous serres, la branche horticulture et pépinière et par extension la branche paysage. Enfin troisième secteur, celui du machinisme agricole très pourvoyeur d’emplois et qui comprend les entreprises de travaux agricoles, qui ont souvent cinq à dix salariés, les coopératives d’utilisation de matériels agricoles (CUMA) et enfin les agriculteurs eux-mêmes, qui ont souvent besoin de conducteurs de tracteurs pendant les périodes de travaux."
 

Audren, salarié agricole remplaçant


Gilles Le Morvan et Benoît Le Vaillant ont rencontré Audren, un jeune homme qui n’est pas fils d’agriculteur. Il avait même commencé par travailler dans la restauration après sa formation agricole. Depuis ce lundi il travaille chez Pierre-Yves Marquet, un producteur porcin installé à la Baussaine en Ille et Vilaine.
Sans être fils d'agriculteur, Audren a d’abord suivi une formation agricole. Ensuite il est parti travailler dans la restauration, avant de devenir salarié agricole remplaçant, un métier qu’il exerce depuis cinq ans.  
"Je suis resté deux ans et demi en pizzéria, j’ai aimé mais j’ai arrêté pour au final pour revenir dans l’agricole. Je me suis toujours plu dans l’agricole, je m’y sens plus libre, je suis bien avec les animaux et la nature."

Audren fait en moyenne des contrats de deux semaines. Il a une prédilection pour les vaches laitières, mais pour ce contrat il s’occupe de cochons et travaille aux côtés de salariés à plein temps.

Le chef d'exploitation, reconnait que l'agriculture a parfois du mal à recruter. Il y a l'image que véhiculent parfois les métiers de l'agriculture : trop durs, trop mal payés, mais Audren explique que lui n'a pas le sentiment de faire un travail de forçat et qu'il a une vie normale comme n'importe quel jeune homme de 25 ans.

Pour l'instant, ce salarié agricole remplaçant ne changerait de métier pour rien au monde, même s’il rêve un jour de piloter un food truck.  
 

Des formations sur-mesure


L’ANEFA Bretagne a aussi pour mission d’accompagner ceux qui souhaitent entrer dans les métiers agricoles. Pour se former ils peuvent être orientés vers des solutions variées. Des formats courts de 4 à 6 mois existent pour ceux qui cherchent un emploi rapidement, mais aussi des formations plus longues pour les métiers les plus techniques.


CDI et CDD pour les femmes comme pour les hommes


Les femmes représentent déjà un tiers des effectifs agricoles. Elles trouvent souvent des places dans l’élevage et dans le végétal. Les emplois d’hommes et de femmes prennent souvent la forme d’un CDI dans les activités les plus régulières comme l’élevage et le machinisme agricole.

Les CDD sont plus fréquents dans les métiers plus saisonniers comme le végétal, qui est plus gourmand en main d’œuvre de mars à octobre. Le CDD peut aussi être le moyen de tester un des nombreux métiers de l’agriculture.
 
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