Automobile : plan de départ volontaire pour 120 salariés en 2022 sur le site de Sanden à Tinténiac

Le fabricant japonais de compresseurs pour la climatisation automobile Sanden emploie 770 salariés et 200 intérimaires sur son site de Tinténiac (Ille-et-Vilaine). Le groupe chinois Hisense va bientôt devenir l’actionnaire majoritaire de Sanden. 12O emplois sont dans la balance d'ici 2022.

Ligne de production dans l'usine Sanden de Tinteniac en Ille-et-Vilaine
Ligne de production dans l'usine Sanden de Tinteniac en Ille-et-Vilaine © Maxppp

En devenant prochainement l'actionnaire majoritaire (75% du capital) de Sanden, le groupe chinois Hisense va impacter la filiale bretonne, sur son site de Tinteniac. Sanden Manufacturing Europe y emploie 770 salariés en CDI et 200 intérimaires.

Dans un communiqué, la direction de Sanden indique qu’Hisense souhaite se diversifier en investissant dans le domaine des systèmes de gestions thermique et énergétique dans le secteur automobile. 
 

Arrêt des lignes non rentables dès l’automne 2021

"Pour le site de Tinténiac, une des premières usines de Sanden, l’année fiscale 2020 se clôture en perte malgré une nette amélioration de sa performance industrielle​" poursuit la direction.

Afin d’assurer la pérennité du site ​et de maintenir son attractivité en vue de l’attribution éventuelle de nouveaux produits et marchés​, la société envisage différentes mesures.

Tout d’abord, de mettre un terme à la production des lignes de produits structurellement déficitaires, comme les compresseurs mécaniques et de redéployer la production vers les compresseurs électriques et les autres produits liés à l’électrification. L’arrêt des lignes de produits non rentables est prévu à l’automne 2021 et au printemps 2022.

​Sanden prévoit de poursuivre ses efforts de compétitivité en réduisant les coûts de production et espère convaincre le nouvel actionnaire majoritaire du bien-fondé d’un investissement durable sur le site de Tinténiac.


120 départs volontaires d'ici 2022

La société entend adapter son effectif en mettant en place une série de départs volontaires, sous forme d’une rupture conventionnelle collective. Le dispositif concernerait 120 collaborateurs (50 opérateurs et 70 indirects) à l’horizon du printemps 2022. Il pourrait s’accompagner d’un recours à l’activité partielle de longue durée en cas de nécessité​, poursuit la direction.


La CFDT inquiète pour l'emploi

Depuis l’annonce en mars dernier de l’entrée du nouvel investisseur majoritaire, la CFDT attendait d’avoir de la visibilité sur la stratégie industrielle pour la production et la recherche-développement. "Ce ne sera pas le cas, on passe directement à la case dégraissage sans discussion​" s’insurge le syndicat, majoritaire sur le site de Tinténiac.

La CFDT précise qu'elle va analyser le projet de la direction et l’accord de méthode RCC (Rupture conventionnelle collective) qui devra prévoir un recours à l’expertise d’un cabinet.

Le syndicat s' inquiète aussi du sort réservé aux 200 intérimaires présents sur le site.

 

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