Lannion. Nokia cherche 80 ingénieurs en cybersécurité

Nokia lance officiellement son centre de cybersécurité à Lannion dans les Côtes-d'Armor. Environ 80 postes d'ingénieurs en cybersécurité orientée vers les réseaux de télécommunication restent à pourvoir.

Nokia annonce, dans un communiqué de presse, le lancement de son centre de cybersécurité à Lannion dans les Côtes-d’Armor.
Arraché lors de la lutte contre les suppressions de postes sur le site lannionais, l’installation de cette unité de cybersécurité avait été promise en octobre 2020. Avec à la clé, une centaine d’emplois en perspective.

Ce sont des profils extrêmement pointus à la fois spécialisés dans les réseaux télécom et dans la cybersécurité.

Soizic Lamandé, en charge de la communication de Nokia

Pour l’instant Nokia a recruté 20 personnes, de quoi répondre aux premiers appels d’offre. Mais le géant finlandais peine encore à trouver des candidats comme l’explique Soizick Lamandé, en charge de la communication : "Ce sont des profils extrêmement pointus à la fois spécialisés dans les réseaux télécom et dans la cybersécurité."   

Ça montre que ça démarre.

Philippe Mulot, CGT Nokia.

De son côté, Philippe Mulot, délégué syndical central de la CGT Nokia, se réjouit de cette annonce officielle faite par la direction de l’entreprise. Ingénieur sur le site de Lannion, il y voit la concrétisation de ce que la direction qualifiait jusqu’à présent "d’ambition". "Ça montre que ça démarre", se réjouit-il.

"Au vu des difficultés à recruter, la meilleure façon était de s’appuyer sur l’écosystème breton."

Mais le syndicaliste regrette aussi que des ingénieurs télécom licenciés lors du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) n’aient pas été formés à la cybersécurité par Nokia. "On estimait qu'au vu des difficultés à recruter, la meilleure façon était de s’appuyer sur l’écosystème breton."

"Impossible, rétorque Soizick Lamandé. Tous ceux qui ont pu être repositionnés l’ont été, mais ce sont des compétences extrêmement pointues. Ce n’était pas possible sur l’ensemble des salariés."

Une cinquantaine d'ingénieurs aurait quitté volontairement Nokia

Selon la CGT, les difficultés de recrutement sont accentuées par le départ volontaire d’une cinquantaine d’ingénieurs en 2021. "Après le PSE, ils ont perdu confiance dans l’entreprise et ont préféré partir", analyse Philippe Mulot.

Lors du PSE, 297 postes sur 790 ont été supprimés sur le site trégorrois. Le nouveau centre d’Excellence en cybersécurité de Nokia de Lannion bénéficie du soutien du gouvernement, dans le cadre du Plan France Relance.    

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