Déconfinement au grand air, l'escalade en extérieur reprend

Dans le Finistère, à Pen-Hir, le déconfinement et les beaux jours ont rimé avec reprise de l'escalade en extérieur pour les grimpeurs. Et pour cause, les salles d'escalade sont fermées jusqu'à nouvel ordre.

Avec le déconfinement et le beau temps, les grimpeurs ont réinvesti les voies en extérieur
Avec le déconfinement et le beau temps, les grimpeurs ont réinvesti les voies en extérieur © Sarra Ben Chérifa F3

Les mordus de grimpe n'attendront pas la réouverture des salles pour pratiquer leur sport. Avec le déconfinement, les sentiers côtiers sont de nouveaux accessibles, et avec eux, les voies d'escalade. 

Sur le spot de Pen-Hir en presqu'île de Crozon, quelques dizaines de personnes sont venues profiter du soleil et du grand air pour enchaîner les prises avec une vue imprenable sur la mer d'Iroise. 
 
Si la roche ne peut évidemment pas être désinfectée entre chaque sportif, la distanciation physique est tout à fait possible. Car difficile de se retrouver les uns sur les autres avec les 130 voies possibles du lieu. 


Les clubs d'escalade encore absents du site


Tous, à Pen-Hir, sont venus entre amis ou en famille, comme Athénaïs, Gwendal et leurs trois autres comparses. "Pendant le confinement, on a essayé de pratiquer un petit peu autour de chez nous mais ce n'était pas évident avec la règle du kilomètre autorisé. Là, on se retrouve tous les cinq, dans un cadre superbe pour grimper, c'est génial" explique Athénaïs, jeune étudiante aux 10 ans d'escalade à son actif.

Car, pour le moment, seuls ceux qui disposent de leur propre matériel peuvent aller grimper en extérieur, les clubs d'escalade n'ayant pas encore rouvert.
"Nous ne savons pas encore comment nous allons faire et surtout quand nous allons pouvoir reprendre notre activité" explique Yannick Tissier, le gérant du club Roc'Ha Blok en presqu'île de Crozon, joint par téléphone.
 

Pour les moniteurs d'escalade, le casse-tête commence. "Je vais devoir acheter plus de baudriers, de cordes etc... afin de pouvoir faire plus de rotation de matériel entre les participants." Difficile aussi pour Yannick Tissier, le moniteur, de désinfecter le textile et les cordes "On va laisser le matériel inutilisé au moins 72h entre chaque utilisation."

Une reprise qui a un coût


Toute l'économie des clubs d'escalade risque aussi de pâtir des nouvelles mesures d'hygiène. Car, finis les groupes de 10 ou 12 participants. "Pour permettre une distance entre les gens, je vais tout simplement être obligé de ne prendre qu'une seule personne par sortie et donc de passer aux cours particuliers." Pour le moment, le moniteur de Roc'Ha Blok ne sait pas encore comment il va adapter ses tarifs. "Nous avons pas mal de demandes de sortie car tous les pratiquants en salle se tournent vers les voies en extérieur."

Il faut dire qu'avec 5065 licenciés à la Fédération française de montagne escalade en Bretagne et un nombre de clubs qui a doublé en 10 ans (pour atteindre 44 clubs) les mordus de grimpe vont devoir repenser leur pratique pour entrer dans l'après-Covid.


 
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