Epreuves du bac maintenues en présentiel. La fronde modérée des lycéens

En ce jour de rentrée, de nombreux lycéens demandent à ce qu'un contrôle continu soit organisé pour le bac, en lieu et place d'un examen final. Ils estiment que l’année scolaire ne s’est pas déroulée dans de bonnes conditions. Toutefois, le grand blocus n'a pas eu lieu. 

Les lycées rouvriront entre le 4 et le 8 juin
Les lycées rouvriront entre le 4 et le 8 juin © L'Est Républicain/MaxPPP

Il était dit que ce lundi 3 mai 2021, jour de rentrée scolaire pour des dizaines de milliers de lycéens après un mois d'absence, serait perturbé. Au final, quelques rassemblements ont eu lieu devant les établissements, un peu partout en Bretagne comme en France, mais pas de blocage massif.
 

Les épreuves de philosophie et du Gand oral dans le collimateur

En cause, le maintien de l’épreuve de philosophie et du grand oral, en présentiel. La fronde est d’abord venue de l’union nationale des lycéens (UNL) qui a appelé à des blocus dans les lycées à partir de ce lundi. Leur revendication : que le bac soit entièrement validé via le contrôle continu pour toutes les filières, générales, technologiques et professionnelles.
 

Des rassemblements devant des lycées de Bretagne

Le lycée Joseph-Loth, à Pontivy, le lycée de Brocéliande, à Guer dans le Morbihan, ont notamment été bloqués "pacifiquement" ce lundi matin, par une centaine d'élèves de première et terminale. "Beaucoup de lycéens ont suivi des cours à distance depuis novembre. Lorsqu’ils se retrouvaient en présentiel, les enseignants se précipitaient pour organiser des évaluations. Ce qui ne leur permettait pas de revenir sur des notions mal comprises ou des méthodes de travail", pouvaient-on entendre dans les rangs.
 

L’association « Jeunes de France » déplorent les inégalités

Même son de cloche chez l’association « Jeunes de France ». Ce mouvement, ni politique ni syndical, qui a pour objectif de représenter les jeunes de France, en vue d'être l'association porte-parole de ces derniers, dénonce une décision injuste. "Il y a trop d’inégalités, explique Pierre Neveu, lycéen à Saint-Vincent à Rennes et vice-président des "Jeunes de France". Certains élèves ont été tout le temps en présentiel, d’autres beaucoup moins. Certains élèves vont passer des épreuves de spécialités en présentiel, d’autres non. Et à domicile, pour les cours en distanciel, nous n’avons pas tous accès au même matériel, aux mêmes conditions de travail. Il faut faire un bac uniquement basé sur le contrôle continu".
 


Une pétition en ligne

Toutefois, les Jeunes de France ne prônent pas le bras de fer mais plutôt le dialogue entre les lycéens et le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer. « On n’est pas dans l’affrontement, explique Pierre Neveu, mais plutôt dans la discussion. On a lancé une pétition la semaine dernière, on a déjà obtenu 7000 signatures dans toute la France".
 

Un recul du gouvernement ?

Pierre Neveu se dit également confiant.  "Le ministre a dit qu’il allait revoir sa copie pour le grand oral. Les épreuves sont prévues à partir du 17 juin. On espère qu’il va s’exprimer bien avant et annoncer le recul du gouvernement ".

Pour rappel, les épreuves de philosophie doivent être organisées le jeudi 17 juin. Les épreuves du Grand oral, des baccalauréats général et technologique, seront fixées du lundi 21 juin au vendredi 25 juin.

 

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