Quels transports scolaires au moment du déconfinement ?

Le 11 mai prochain, les enfants pourront reprendre progressivement le chemin de l'école, puis les collègiens et les lycéens. Beaucoup de questions se posent encore, notamment pour l'organisation des transports scolaires. Les entreprises du secteur tentent de s'adapter. 

© Bleuenn Le Borgne / France Télévisions

Les règles sont encore imprécises, mais on sait déjà que les premiers enfants qui pourront retourner à l'école le 11 mai prochain seront les élèves de Grande Section, les CP, et les CM2, sur la base du volontariat. Les rentrées des collégiens et des lycéens s'étaleront ensuite sur les 18 et 25 mai. 
 

Une rentrée inédite


Des questions d'organisation demeurent, notamment pour la sécurisation les transports scolaires, pour les petits passagers comme pour les chauffeurs. Une rentrée qui n'aura jamais demandé autant de préparation. 

Alain Roué est président de la Fédération nationale des transports de voyageurs, et gérant d'une entreprise de transport à Landivisiau, dans le Finistère. Tous les véhicules de sa flotte de cars de transport scolaire ont été désinfectés, et il a adapté le service. "Les élèves rentrent par la porte arrière, sans contact avec le conducteur. Ils s'installeront un par banquette, soit 25 passagers en tout dans le véhicule." 
 

Vers l'avant du véhicule on a installée une barrière, une chaîne en plastique ou une rubalise, afin que les élèves n'approchent pas le conducteur et le laisse en toute sécurité explique Alain Roué, président FNTV

 
Gants, masque, gel hydroalcoolique, et distanciation.
Gants, masque, gel hydroalcoolique, et distanciation. © Bleuenn Le Borgne / France Télévision


Les chauffeurs sont équipés de gants, de masques, et de gel hydroalcoolique. Leur protection est de mise. "C'est une population qui est exposée, et qui peut être à risque. Ce sont des salariés qui travaillent à temps partiel, et qui ont parfois l'âge de la retraite, voire plus" explique Alain Roué.
 

Une rentrée à plusieurs inconnues


Pourtant beaucoup d'incertitudes pèsent encore : Alain Roué craint que les conducteurs, en arrêt maladie ou exerçant leur droit de retrait, ne soient pas assez nombreux pour conduire les véhicules. D'autant que sur les trajets habituels, les chauffeurs ne pourront accepter qu'une moitié des passagers. 
 

Arrivé à 25 enfants que fait le chauffeur ? Il arrête son circuit ? Comment allons-nous faire pour gérer le reste des enfants et des passagers, pour pouvoir les transporter en toute sécurité ? - Alain Roué, président FNTV


Autant d'inconnues actuellement discutées avec la Région, qui administre les transports scolaires. Alain Roué attend également des réponses de l'Etat, sur le port du masque notamment, qu'il estime désormais indispensable dans les transports.

 
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