Concarneau : 1 500 euros d’amende pour avoir décapité deux phoques

Pour avoir décapité deux phoques gris et avoir naturalisé l’une des têtes, un matelot âgé de 37 ans a été condamné, ce jeudi, à 1 500 euros d'amende. Son patron pêcheur, âgé de 48 ans, qui niait en avoir eu connaissance, écope de la même peine.
 
Le délibéré du jugement contre les deux pêcheurs de Concarneau qui étaient poursuivis après la découverte de deux phoques décapités a été rendu ce jeudi matin par le tribunal de Quimper
Le délibéré du jugement contre les deux pêcheurs de Concarneau qui étaient poursuivis après la découverte de deux phoques décapités a été rendu ce jeudi matin par le tribunal de Quimper © Gwen Bron/France Télévisions
Le tribunal de Quimper, dans le Finistère, vient de rendre son délibéré ce jeudi matin dans cette affaire impliquant un patron de pêche de Concarneau et l'un de ses matelots. Les deux marins-pêcheurs ont chacun été condamnés à une amende de 1500 euros pour avoir décapité des phoques, une peine en dessous des réquisitions. Ni les parties civiles ni les prévenus n'étaient présents à l'annonce de cette décision. Le patron de pêche fera appel. Son avocat plaide en effet l'absence d'éléments intentionnels. Son client ne savait pas ce qui avait capturé dans son navire.


Rappel des faits 


Le 23 février 2019, une tête de phoque gris, espèce protégée, était découverte sur la digue du port de Concarneau. Quelques jours plus tard, le corps d'un phoque sans tête était retrouvé quelques kilomètres plus loin. Huit jours plus tard, c'est un deuxième cadavre de phoque gris décapité qui était relevé sur une plage de Trégunc. La gendarmerie avait à l'époque lancé un appel à témoin. L’association Sea Shepherd France offrait même une récompense de 10 000 euros pour toute information et déposé plainte.

Lors du procès le 12 octobre, le matelot a reconnu avoir décapité les deux phoques et avoir conservé les têtes pour les naturaliser. Il a assuré à la barre que les phoques étaient déjà morts avant d'être remontés à bord et ne pas savoir, à l'époque, que les phoques étaient des espèces protégées.

De son côté, son patron a affirmé ne pas avoir su que ce dernier avait décapité les deux mammifères à bord de son navire. Il a également nié être au courant du fait qu'il fallait déclarer les pêches accidentelles.


 
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