Sécurité routière : 12 vies sauvées et 5,6 % d'accidents en moins dans le Finistère en 2019

Affiche d'une nouvelle campagne pour la sécurité routière / © DR
Affiche d'une nouvelle campagne pour la sécurité routière / © DR

La préfecture du Finistère communique son bilan de la sécurité routière en 2019 dans le département breton. Les voyants sont au vert avec une baisse du nombre de tués (- 24,5 %) comme du nombre de blessés ( - 4%) et d'accidents corporels ( - 5,6 %).

Par Jeremy Armand

En 2019, les routes du Finistère ont coûté la vie à 37 personnes, soit 12 de moins qu'en 2018 (baisse de 24,5 %).
Le nombre d'accidents corporels a été de 709, soit 42 de moins que l'année précédente (baisse de 5,6 %).
Dans le département, 906 personnes ont été blessés sur la route, soit 38 de moins qu'en 2018 (baisse de 4%).
Enfin, le nombre de blessés hospitalisés est également en baisse, avec 269 personnes concernées, en recul de 69 cas (baisse de 19%).
 

Alcool, stupéfiants et vitesse sont les principales causes de mortalité


La préfecture du Finistère relève que "les comportements individuels irresponsables constituent nettement la 1ère cause de mortalité sur la route".
Ainsi, les deux principales causes de mortalité sont les conduites sous l'emprise de l'alcool et/ou de stupéfiants, et la vitesse, avec un accident mortel sur quatre pour ces deux causes.

De plus, "les refus de priorité et imprudences sur piéton ont causé 6 morts sur la route en 2019 et les malaises au volant 5 décès" précise la préfecture.
 

Les personnes âgées particulièrement exposées


Parmi les 37 usagers de la route tués dans le Finistère en 2019, les plus exposés sont les personnes âgées de plus de 65 ans avec 1/3 des décès, dont 7 étaient des piétons et 6 avaient plus de 75 ans.

Par ailleurs, 5 motards et 1 cyclomotoriste ont été tués sur la route en 2019 dans le Finistère

L'étylotest anti-démarrage proposé à 180 automobilistes en 2019

Depuis le 1er décembre 2017, le département du Finistère met en place le dispositif de l'éthylotest anti-démarrage (EAD), qui empêche le démarrage d’une voiture si le taux d’alcool du conducteur est positif ou si le démarrage n’a pas eu lieu dans les 2 minutes suivant le résultat de ce premier souffle. 

2 types d’EAD existent : l’EAD médico-administratif et l’EAD alternatif à la suspension.
L’EAD médico-administratif est prescrit par la commission médicale de la préfecture, lors de la restitution du permis d’un conducteur ayant fait l’objet d’une procédure pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique.
16 automobilistes ont été concernés par cette mesure en 2019.

L’EAD alternatif à la suspension administrative est un outil à la disposition des préfets pour proposer l’EAD, en alternative à la suspension de permis, aux automobilistes présentant une alcoolémie délictuelle (à partir de 0,8 grammes par litre de sang et inférieure à 1,8 g/l).
164 automobilistes ont bénéficié de cette mesure en 2019.
 

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