Économies d'énergie : quelles sont les idées lumineuses des communes pour réduire la facture

Publié le
Écrit par Eric Pinault .

Prix du gaz et de l'électricité plombent les finances, alors il faut faire des concessions. Éclairage public, chauffage des piscines ou des bureaux, la traque aux économies d'énergie est lancée. Certaines communes bretonnes ont pris des mesures drastiques.

Moins de lumière dans les villes et pas seulement à Noël

Pourquoi éclairer la nuit ? Si La Mézière coupe la lumière au bénéfice de la biodiversité, la ville de Rennes a éteint, depuis 2015,  20% de son éclairage public dans des lieux et pendant des créneaux horaires choisis. À la clé, 12% d’économie.

Une mesure qui fait école, à Quimperlé par exemple. Extinction entre 22 h et 6 h en semaine, ‍et entre 2 h et 7 h le week-end. La facture devrait chuter de 10%.

Les traditionnelles guirlandes de Noël vont aussi scintiller moins que d’habitude.

Décision drastique à Pont-L’Abbé qui supprime purement et simplement les illuminations (5000€ économisés).

La ville de Rennes les maintient, mais réduit d’un tiers les rues concernées.

Comme dans de nombreuses communes, la féerie habituelle démarrera aussi une semaine plus tard et elle s’arrêtera plus tôt le soir.

Les économies restent toutefois de l’ordre du symbole dans les municipalités déjà équipées de guirlandes à Led. 260 euros de plus sur les factures selon le maire de Locronan qui maintient ses festivités toujours très fréquentées.

La facture chauffe, le bureau refroidit

Au travail ou à l’école, il va falloir sortir les pulls.

Le Conseil Régional de Bretagne a annoncé que dans les lycées le thermostat sera calé sur 19 degrés.

L’allumage du chauffage est souvent reporté après les vacances d’automne. C’est décidé pour la centaine de collèges finistériens, idem pour les bureaux du Conseil Départemental d’Ille-et-Vilaine qui coupe en même temps l’eau chaude pour se laver les mains.



Malgré cette politique de sobriété engagée depuis quelques années par la collectivité brétilienne, la note sera salée : + 20 millions d’euros cette année.

Moins 3 degrés à la piscine

28 degrés en avril, puis 27 en août et désormais 26, l’eau se rafraîchit en douceur dans les piscines de Rennes. Le bassin nordique passe même à 24 degrés. Il faut dire que les piscines de la ville consomment autant d’énergie que ses 85 écoles. 2 des 4 équipements (Villejean et Saint Georges) seront carrément fermés pendant les vacances de Noël, de février et de printemps.

La tendance se confirme dans d’autres villes. Moins 1 degré dans l’eau à Brest par exemple (28 degrés)

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