Journées nationales des sauveteurs en mer : la SNSM a plus que jamais besoin de dons

La SNSM vient de lancer sa nouvelle campagne d'appels aux dons avec l'objectif de récolter 200 000 euros d'ici à la fin de l'été. Pour comprendre son fonctionnement, des stations ouvrent tout le week-end, comme à Cancale, en Ille-et-Vilaine. 

A bord de la vedette de la station SNSM de Cancale
A bord de la vedette de la station SNSM de Cancale © S. Labrousse - France Télévisions

43 bénévoles dont une trentaine de sauveteurs se relaient chaque jour, 24 h / 24 h à la station SNSM de Cancale dont l'histoire remonte à 1912. Ici, les dons représentent 70 à 80 % des ressources. Le coup de pouce financier est toujours le bienvenu, surtout en cas de pépins, comme récemment avec le tracteur de mise à l'eau de la vedette. "Les freins sont grippés et il faut tout démonter, refaire l'ensemble des freins, des frais qui n'étaient pas prévus au départ", explique Jean Kermorgant, le président de la station. 

La SNSM de sortie par tous les temps. Le secours à la personne est gratuit.
La SNSM de sortie par tous les temps. Le secours à la personne est gratuit. © S. Labrousse - France Télévisions

Sans ces dons, la station n'existerait pas. Elle ne pourrait pas fonctionner, pas à temps plein. Cela permet d'avoir un équipement fiable. 

Jean Kermorgant, président de la station SNSM de Cancale

Le carburant, les entraînements, les formations, les bateaux, tout se finance grâce à la générosité de particuliers, associations, entreprises. Grâce à elle, la vedette de Cancale a pu être réparée en 2017, 40 000 euros auront été nécessaires.

A l'occasion des journées nationales du sauvetage en mer qui ont lieu les 26 et 27 juin, il est possible de découvrir le travail des équipes. "Ces moments, c'est l'occasion d'être en contact avec la population, de les sensibiliser aux métiers de la mer, aux dangers des activités nautiques. Le kite, le paddle, ce sont des activités où il y a du danger et de l'inconscience", souligne Fabien Lamy nageur-sauveteur. Il relève que le Covid entraîne des manquements. "Les bateaux n'ont pas servi pendant un an et les gens partent sans vérifier leur matériel de sécurité alors que c'est primordial."

Le secours à la personne est gratuit, pas celui aux biens rappelle la SNSM. "Quelqu'un qui tombe en panne d'essence au large et qui nous appelle pour un remorquage sera facturé, à l'heure."

35 interventions ont été réalisées en 2020 par la SNSM de Cancale.  

 

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