La Bretagne attire toujours de nouveaux arrivants. La population des villes moyennes remonte

Selon le recensement de l'INSEE du 1er janvier 2018, qui a une valeur officielle au 1er janvier 2021, nous sommes désormais 3 335 414 habitants en Bretagne. Une population en légère augmentation, qui profite surtout aux métropoles. Rennes, la capitale, abrite 217 728 habitants. 

Des passants dans les rues de Rennes
Des passants dans les rues de Rennes © PHOTOPQR / OUEST FRANCE

Au 1er janvier 2018, la Bretagne comptait 3 335 414 habitants, selon les chiffres de l'INSEE.

En cinq ans, le nombre d'habitants a augmenté de plus de 76 000.

Entre 2013 et 2018, la population bretonne s'accroît en moyenne de 0,5 % chaque année. C’est légèrement supérieur au chiffre national (+ 0,4 %). "Mais cette croissance de la population bretonne fléchit par rapport à l'étude précédente qui portait sur 2008-2013", tempère Tristan Picard, chef du service statistique à l'INSEE Bretagne.

"Le solde naturel (différence entre les naissances et les décès) est négatif partout dans la région. La population vieillit et fait donc peu d’enfants", poursuit-il. Seules Brest et Rennes affichent un solde naturel positif avec une population plus jeune que dans le reste de la région et donc plus d’enfants à naître.

Cette croissance de la population est donc due à l’arrivée de personnes d’autres régions. Les deux tiers de ces arrivées se constatant en Ille-et-Vilaine.  

 

Départements : seule l’Ille-et-Vilaine maintient une croissance soutenue

 

Avec 1 069 228 habitants, l'Ille-et-Vilaine est le département le plus peuplé de Bretagne, suivi du Finistère, du Morbihan et des Côtes-d'Armor.

Entre 2013 et 2018, la population continue de progresser dans les quatre départements bretons

Seule l'Ille-et-Vilaine conserve une croissance soutenue : + 49 000 habitants entre 2013 et 2018 après + 52 000 entre 2008 et 2013.

Dans une ville comme Rennes, l’augmentation est de 0.6% par an. "A Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, la population croît de 3% par an depuis dix ans", enchérit Tristan Picard. Et il précise : "Autour de la capitale bretonne, comme aux environs de Brest, les nouveaux arrivants sont plutôt des couples de jeunes cadres."

 

Les villes qui tirent leur épingle du jeu

 

La population bretonne en 2018
La population bretonne en 2018 © INSEE


Rennes, avec 217 728 habitants, est la commune la plus peuplée de la région, suivie de Brest avec 139 602 habitants et Quimper avec 63 166 habitants.

Dans les villes moyennes de 20 000 à 50 000 habitants, le regain démographique se confirme. Ainsi, la population augmente à Lanester, Saint-Malo et Lannion après plusieurs années de baisse. "A Lannion, ce gain de population semble se faire au détriment des villes environnantes", explique Tristan Picard.

En revanche, dans les communes de Lorient et Saint-Brieuc, la population continue de décroître. "Lorient perd des habitants qui lui préfèrent les communes environnantes pour des raisons de coût du loyer, analyse le stastisticien. Un phénomène qu'on retrouve sur tout le teritoire français."

Dans les villes moyennes, la situation est contrastée. Les communes d'Auray et Pontivy voient leur population croître à un rythme soutenu contrairement aux communes de Douarnenez et Morlaix encore en perte d'habitants.

 

Le littoral et la campagne

 

Le littoral continue d’attirer une population de retraités. "Quant à la campagne du Centre-Bretagne, elle voit sa population décliner. Le solde naturel négatif n’étant pas compensé par l’arrivée de nouveaux habitants", tient à préciser Tristan Picard.

A noter que cette étude a été réalisée bien avant la Covid et ne prend donc pas en compte les éventuels effets de cette crise.

 

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