Coronavirus : des patients d'Île-de-France transférés en train médicalisé vers la Bretagne

Le 29 mars, un train, au départ de Nancy. Le personnel soignant achemine des patients en réanimation vers Bordeaux, Libourne, Bayonne et Pau / © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP
Le 29 mars, un train, au départ de Nancy. Le personnel soignant achemine des patients en réanimation vers Bordeaux, Libourne, Bayonne et Pau / © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Un train transportant des patients d'Île-de-France est attendu mercredi 1er avril dans la région. Il s'agit du troisième transfert sanitaire de ce type, organisé sur le territoire, depuis le début de l'épidémie de coronavirus.  

Par Emilie Colin


La Bretagne s'apprête à recevoir des patients atteints du coronavirus, en provenance d'Île-de-France, grâce à un transfert sanitaire en TGV.  La région Île-de-France se trouve débordée face à l'afflux de malades

Ces transferts interrégionaux se font sous l'égide de la Direction générale de la Santé (DGS), en lien avec les services de l'Etat en Bretagne (préfectures, Agence régionale de santé). Trois hôpitaux bretons sont concernés : Rennes, Brest et Saint-Brieuc. Selon Dominique Chuffart, directeur de la communication et des relations territoriales à la SNCF Bretagne, ce TGV deux rames doit arriver mercredi 1er avril. L'horaire n'est pas confirmé. "Cela se décide heure par heure. On ne sait pas encore exactement combien de patients seront à bord." explique-t-il.

Ce lundi soir, les équipes médicales de la région embarquent pour rejoindre Paris. Elles vont à la rencontre de leurs collègues pour assurer la liaison.

Ce genre de déplacement nécessite une grande préparation. La gare de Rennes sera fermée à l'arrivée du TGV, bloquée par les forces de l'ordre, pour laisser le personnel médical travailler, explique-t-on. Dominique Chuffart ajoute : "Les personnels accompagnants non médicalisés, à savoir les agents de la SNCF seront dans la première rame. Il ne doit pas y avoir de contacts entre eux et les équipes médicales."  "Aucun journaliste ne sera admis dans la gare, par respect pour la vie privée des patients." 

Certains passages à niveau seront également sécurisés par les gendarmes sur le trajet. La SNCF n'avait pas mis en place pareil dispositif depuis la Seconde Guerre mondiale


Des évacuations qui se multiplient, via les voies ferrées, ou dans les airs


Les patients des régions les plus touchées font l'objet de transports, que ce soit par le biais de TGV, ou par avion. Le 26 mars derniers, ce sont des personnes du Grand-Est qui ont été prises en charge à Angers, Nantes, Le Mans. 20 personnes en réanimation ont été acheminées sur place, dans un train.

La Nouvelle-Aquitaine a également accueilli une douzaine de patients notamment à Bordeaux dimanche, grâce à un transport en TGV. D'autres sont arrivés avec un avion militaire, venus de Mulhouse



 

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