Enfant breton tué sur une piste de ski : l'accusé écope d'un an de prison avec sursis

Photo d'illustration / © PHOTOPQR/LE PROGRES
Photo d'illustration / © PHOTOPQR/LE PROGRES

En 2014, un jeune rennais décédait lors d'une collision mortelle sur une piste de ski des Hautes-Alpes. Ce mercredi, le Tribunal pour enfants de Gap a rendu son délibéré : l'accusé, un Amiénois âgé de 16 ans à l'époque des faits, écope d'un an de prison avec sursis.

Par Jeanne Travers

"Pour que la montagne reste un plaisir, le parquet de Gap continuera à poursuivre pénalement les personnes, y compris des mineurs, qui causeraient des accidents graves de ski en commettant des fautes d'imprudence, de négligence, d'inattention ou de maladresse", indique le Procureur de la République de Gap dans un communiqué.

Ce mercredi, le Tribunal pour enfants a rendu son délibéré : l'Amiénois responsable de la mort d'un jeune breton sur une piste de ski en 2014 est condamné à un an de prison avec sursis. Une peine accompagnée de l'obligation d'effectuer un stage de citoyenneté. Les demandes d'indemnisations des parents de la victime "seront examinées ultérieurement".

Tout comme sur la route, chacun doit avoir un comportement responsable sur les pistes de ski", souligne le Procureur de la République de Gap.


Âgé de 16 ans à l'époque des faits, l'accusé avait percuté sur une piste de ski de la station de la Joue-du-Loup, dans les Hautes-Alpes, un jeune breton de 7 ans. La victime, originaire de Rennes, était décédée des suites de ses blessures.

Polémique autour du radar de vitesse


L'adolescent était arrivé à pleine vitesse sur cette piste pour débutants. L'enquête avait révélé qu'il filait à une vitesse de "60 km/h, en ligne droite". L'accident avait suscité la polémique, en raison de la présence d'un radar de vitesse en bord de piste.



Installé pour faire ralentir les skieurs, il semblait produire l'effet inverse et instaurer une compétition, les inciter à battre des records. Le dispositif avait été retiré dès le lendemain de l'accident.

La responsabilité de la station avait cependant été évoquée. En novembre dernier, la chambre d'instruction de Grenoble avait confirmé le non-lieu à l'égard de la Joue-du-Loup, et rejeté l'appel des parents.

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