VIDEO. En 16ème de finale de Coupe de France, les filles du CPB Bréquigny veulent croire au "miracle" face au PSG

Ce dimanche 14 janvier 2024, les filles du Cercle Paul Bert-Bréquigny affrontent le PSG en 16ème de finale de Coupe de France de football. Un rêve éveillé pour les joueuses rennaises qui évoluent en D3.

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Sur la vidéo du tirage au sort de la Coupe de France que le Cercle Paul Bert a partagé sur Linkedin, on voit le petit papier se déplier lentement… Comme si le temps avait suspendu son vol… Et puis soudain, le nom du Cercle Paul Bert apparaît à l’écran et des cris de joie se font entendre ! Les Rennaises vont affronter les filles du PSG, club phare du foot français et européen. Pendant quelques secondes, elles sautent, dansent… et sourient aux anges.

"Nous nous étions toutes réunies avec le staff, raconte Manon Tessier, on avait fait des paris, mais on ne s’attendait pas à tomber sur le gros lot. C’est un peu un rêve."

"C’est le tirage rêvé, confirme Vincent Pérès, l’entraîneur des filles. Une récompense pour notre début de saison, notre parcours en Coupe et en championnat. "

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Les footballeuses du CPB Bréquigny jouent ce dimanche 14 janvier pour la 3ème fois de leur histoire face au filles du PSG. Deux divisions séparent ces deux équipes, mais les Rennaises veulent y croire et surtout, ne rien regretter. ©V. Chopin et M. Kerguenou / France 3 Bretagne. Montage : C. Lecocq

Pour le PSG, les filles de Rennes avant le Stade de Reims et l’Ajax d’Amsterdam

Pour en arriver à ce 16ème de finale, les filles du Cercle Paul Bert-Bréquigny ont sorti Saint-Malo, Quevilly-Rouen et Rueil-Malmaison, deux équipes de R1. "On a souvent gagné à l’arraché, notamment à Rueil, se souvient Vincent Pérès, les filles ont été menées au score par deux fois mais elles ont réussi à s’imposer aux tirs au but."

"Il n’y a que la Coupe de France qui puisse nous permettre de vivre ce genre de moments et qui puisse nous permettre de nous confronter à ce type de joueuses", continue Manon Tessier. La jeune kinésithérapeute n’en revient pas. Elle a déjà affronté le PSG en 2019. "C’était une expérience incroyable",  se souvient-elle. "On avait pris une grosse défaite (8 à 0) mais c’était super."

"Ce genre de match nous permet de voir la différence de niveau", résume la milieu de terrain. Ce 9 janvier, le PSG joue contre Lille, bientôt, il affrontera le Stade de Reims, Bordeaux ou l’Ajax d’Amsterdam en Coupe d’Europe. Et au beau milieu donc, voilà les Parisiennes qui s’apprêtent à fouler la pelouse du Stade Salengro au sud de Rennes pour jouer le Cercle Paul Bert Bréquigny.

"Quand on les regarde à la télé, des fois, on se dit, mais pourquoi elle n’a pas fait la passe, pourquoi ci, pourquoi ça… Quand on est sur le terrain, on a la réponse, ça va vite… Ça nous oblige à hisser notre jeu, et on emmagasine de l’expérience pour tous les matchs à venir", explique Manon Tessier. 

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Une jolie rencontre

Vincent Pérès, l’entraîneur espère que le PSG va aligner une belle équipe. "Pas forcément l’équipe type mais le but c’est que les filles puissent se confronter à ce qui se fait de meilleur dans le championnat et qu’elles puissent jouer des internationales."

"Ce sont des joueuses qu’on voit à la télé, répète Manon Tessier, qu’importe celles qui seront sur le terrain, on sait qu’elles nous sont supérieures et dans tous les cas, ce sera de très belles rencontres."

L’équipe du Cercle Paul Bert est principalement composée d’étudiantes, la moyenne d’âge est de 20-21 ans. Quelques joueuses, comme Manon Tessier sont entrées dans la vie active. "On fait 3 séances d’entraînement sur le terrain par semaine et souvent, il y a une autre séance, parfois de vidéo et les matchs le dimanche. C’est un gros investissement, mais c’est aussi une passion pour nous toutes."

"Ces jours-ci, concède-t-elle, il faut nous freiner… Nous avons toutes tellement hâte d’y être. Il faut essayer de calmer un peu l’euphorie !"

 

Sur le terrain avec un short et des chaussettes

"Déjà, plus d’un millier de billets ont été vendus. C’est incroyable !", se félicite Manon Tessier.

"On voit que le foot féminin avance. Les clubs ont beaucoup travaillé, il y en a aujourd’hui, où il y a autant de filles que de garçons, se réjouit-elle. Et plus il y a de filles qui jouent, plus on constate que le foot c’est vraiment un sport pour tout le monde et plus on nous prend au sérieux."

Signe que les choses avancent. Cette année, les filles ont reçu un équipement complet avec maillot, short et chaussettes… En 2021, elles avaient joué en culotte pour protester contre les inégalités qui perduraient. Les équipes masculines qualifiées en coupe avaient droit à un short, des chaussettes et un maillot. Les filles ne recevaient que le maillot !

L’affaire avait fait grand bruit. Depuis, les filles reçoivent la tenue complète.

"C’est parti d’une blague, d’un petit clin d’œil, se rappelle Manon, mais ça nous semblait injuste. Aujourd’hui, nous sommes très fières d’avoir fait bouger les choses."

Le match se joue ce dimanche 14 janvier, stade Salengro à 14h30 et ce sera à coup sûr, une belle fête pour le foot féminin.