Noyade à Saint-Cyr : le parquet de Rennes renvoie en correctionnelle les sept militaires

© France 3 Bretagne
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En 2012, Jallal Hami, élève-officier à Saint-Cyr-Coëtquidan s'était noyé lors d'une soirée "de transmission des valeurs et des traditions de l'école." Ce vendredi, le parquet de Rennes a annoncé le renvoi en correctionnelle, pour homicide involontaire, de sept militaires.

Par Alicia Foricher avec AFP

Dans la nuit du 29 au 30 octobre 2012, le sous-lieutenant Jallal Hami, âgé de 24 ans, s'était noyé lors de la traversée d'un étang pendant une soirée "de transmission des valeurs et des traditions de l'école" à Saint-Cyr-Coëtquidan. Ce vendredi, le parquet de Rennes a annoncé avoir requis le renvoi en correctionnelle, pour homicide involontaire, de sept militaires. L'atelier, organisé par des élèves de l'école pour les nouvelles recrues, avait pour thème le débarquement des Alliés en Provence. Les incorporés devaient traverser une eau à 9 degrés avec casques et rangers.


Une soirée bizutage qui tourne mal


La soirée a tourné au bizutage. De nombreux élèves se sont trouvés en difficulté, buvant la tasse et s'aggripant les uns les autres. Pour les ramener sur la terre ferme, des bouées ont été jetées par les organisateurs. Mais à minuit, Jallal Hami manquait à l'appel. Appelés en renfort, les pompiers retrouveront le corps du jeune homme, à 2 heures 35 du matin. 

Sept personnes renvoyées en correctionnelle, un non-lieu 


Cinq élèves-officiers à l'époque des faits et deux membres de la hiérarchie de l'école ont été renvoyés en correctionnelle. Le parquet de Rennes a en revanche requis un non lieu à l'encontre du général Antoine Windeck, ancien commandant des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, mis en examen en juin 2014.

Des ateliers similaires en 2011


Le 12 janvier dernier, le parquet pointait les "piètres dispositions" de sécurité "aux antipodes des prescriptions militaires", "l'aveuglement" et "l'attitude frisant l'arrogance" des élèves-officiers organisateurs de la soirée. Le parquet rappelle également que "la nage commando est interdite de nuit" et que des "risques de noyade" avaient déjà été constatés l'année précédente lors d'un atelier similaire. Selon le parquet, tous ces éléments ont conduit à la noyade de Jallal Hami.


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