Pour mieux cibler le cancer, le Centre Eugène Marquis lance une campagne régionale d’appel aux dons

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Nouveaux équipements, projets de recherche, soins de support… le Centre Eugène Marquis basé à Rennes, déjà en pointe pour traiter les cancers, souhaite accélérer ses efforts. Et pour cela, il a besoin de fonds.

Si vous portez de l’attention aux affichages publics, vous allez peut-être tomber sur la campagne publicitaire du centre Eugène Marquis. Une campagne d’appels aux dons aussi déclinée sur les réseaux sociaux en novembre et décembre.

Chaque année, le centre accompagne 21 000 patients. Dans une région où le nombre de nouveaux cas de cancers ne cesse d’augmenter : 19 000 chaque année.

L’innovation thérapeutique permet des traitements ciblés où on augmente les chances de contrôler durablement la maladie. Mais cette innovation a un coût.

Dr Claudia Lefeuvre-Plessé

Une machine à 8 millions d’euros

La campagne de financement extérieur doit permettre l’achat d’une machine encore plus performante pour cibler le cancer et ainsi réduire les effets secondaires. Son nom : l’IRM-Linac. Une prouesse technologique apparue pour la première fois en France à l’hôpital Lyon sud en octobre 2020. L’équipement, qui nécessite en plus de créer un nouveau bunker, coûte 8 millions d’euros. Les aides de l’État ne sont pas à la hauteur des ambitions du centre privé d’utilité publique.

Amplifier la recherche

Les dons demandés serviront aussi à financer la recherche. Trois équipes travaillent au centre et développent des projets pour trouver de nouveaux traitements ou améliorer les existants. Dans le cadre de l’appel aux dons, les projets de recherche seront sélectionnés par un comité avec des rapporteurs extérieurs, par soucis d’éthique.

Améliorer le confort du patient

L’éthique est, par ailleurs, un sujet de plus en plus prégnant au sein du centre. Le comité dédié n’a pas encore soufflé sa première bougie. Et parmi ses réflexions, le confort du patient prend de plus en plus de place dans le traitement. On parle de soins de support.

Les soins de support sont insuffisamment remboursés par l’Assurance maladie, c’est aussi pour cela que nous lançons un appel aux dons.

Pascal Briot, directeur général adjoint

Ces soins essentiels pour atténuer les douleurs ou le stress ne sont pas nouveaux mais ils ont pris une nouvelle dimension avec le numérique (casques de réalité virtuelle, musiques choisies par le patient, écrans lumineux…). Il existe aussi des soins moins matériels comme des ateliers pour apprendre à nouer un foulard face à la perte de cheveux ou encore des ateliers d’accompagnement à destination des familles des patients. Sans oublier les consultations paramédicales (psychologue, diététicien etc.).

Les avancées dans le traitement des cancers ne doivent pas faire oublier que "40 % des cas pourraient être évités", rappelle le Pr Renaud de Crevoisier, directeur général du centre breton.

Pour donner : DonCancer.bzh