A Rennes, une manifestation de policiers « désarmés » face à la justice

Les policiers réunis à Rennes, pour revendiquer leurs droits / © S. Bourgault
Les policiers réunis à Rennes, pour revendiquer leurs droits / © S. Bourgault

Une cinquantaine de policiers se sont rassemblés à l’appel du syndicat Alliance à la mi-journée devant la cité judiciaire de Rennes. Ils veulent être plus soutenus par la justice.

Par Emilie Colin

Après un rassemblement spontané jeudi dernier, les policiers de Rennes veulent continuer à faire entendre leurs revendications. Ils se disent désarmés face à une justice qu’ils qualifient de « laxistes ». Ils réclament ti=hourds des moyens supplémentaires mais surtout des peines plus lourdes à l’encontre des personnes condamnées pour outrage à agent. 

On est entendu oui, compris je ne sais pas


Ce mardi 25 octobre, une cinquantaine de policiers en civil se ssont rassembéls à l'appel du syndicat Alliance devant la Cité judiciaire, pour dénoncer le laxisme de la justice et la réponse insuffisante de celle-ci dans le cas des actes de délinquance.

"Quand on voit les peines encourures, et les peines prononcées, on a du mal" explique Frédéric Gallet, secrétaire départemental du syndicat Alliance 35.  Et de dénoncer la lourdeur d'un système "On perd trop de temps, à présenter les gens de bureau en bureau, de juge en juge." La profession se sent sous pression, depuis 2 ans, "avec Calais, la ZAD, notre travail n'est pas reconnu à sa juste valeur."

Mercredi 26 octobre à 12h, le mouvement se veut plus citoyen et sans étiquette syndicale. Tout le monde est invité à rejoindre une marche qui prendra le départ à l'hôtel de police boulevard de la Tour d'Auvergne et rejoindra la préfecture. Pour le moment, les rencontres avec les instances administratives n'entraînent pas de mesures concrètes. 

Ce que les policiers demandent 


  • des patrouilles à trois
  • gilets pare-balles légers multi-couches
  • anonymisation des procédures
  • tolérance zéro pour les atteintes physiques ou verbales faites aux forces de l’ordre
  • opérations d’envergures sur les zones de non droit
  • fin des gardes statiques (surveillance  continue des points dits "sensibles" comme les lieux de cultes, les gares...) car elles dégarnissent des effectifs
  • maintien des recrutements dans la durée
  • engagement à long terme sur les moyens financiers du Ministère de l’intérieur
  • adaptation des moyens d’interventions et de ripostes en maintien de l’ordre.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus