Rennes. Un conducteur fonce sur des policiers lors d'un contrôle, l'un d'eux blessé

Un policier rennais a été blessé après une intervention à Rennes, lors d'un contrôle auprès d'un conducteur qui a sciemment foncé sur lui et ses collègues. 

© PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

L'incident s'est produit dans la nuit du 5 au 6 mai à Rennes, chemin de la Prévalaye. Quatre policiers en tenue réalisent alors des contrôles sur un parking où se trouvent deux voitures. Le premier se passe sans problèmes mais le second véhicule réalise des dérapages. Alors que les agents se présentent, cette voiture redémarre soudain et fonce sciemment sur deux policiers. 


L'un d'eux arrive à s'écarter tandis que l'autre est percuté. La voiture prend la fuite, rate la sortie du parking et s'embourbe dans le fossé. Entre temps, tous les policiers remontent dans leur véhicule pour se lancer à sa poursuite. L'agresseur présumé se dégage du fossé, redémarre et charge à nouveau la voiture de police cette fois. 

Une course poursuite débute alors, "avec gyrophare et les deux tons", précise le commissariat. Elle prendra fin vers la porte de Cleunay à un rond-point. Le conducteur, un jeune homme âgé de 23 ans, originaire de la Marne est interpellé. Il n'est pas connu de la justice et a été placé en garde à vue. 

Le policier renversé a été blessé, notamment aux cervicales. Il s'est vu attribuer un arrêt de travail de 5 jours. 

"Plus personne n'a peur de l'institution police"

Hier, un policier avignonais a trouvé la mort alors qu'il réalisait un contrôle lié au trafic de stupéfiants. En Bretagne, à Brest fin avril, c'est une patrouille de nuit qui avait été visée par des tirs de mortiers. 

"Nous sommes vraiment tristes et en colère, la police est abandonnée depuis 30 ans. Nous sommes jetés en patûre", regrette David Leveau, secrétaire régional Unité - SGP Police FO. "Plus personne n'a peur de l'institution police. C'est monnaie courante les agressions. Les collègues de la BAC (brigade anti-criminalité) se prennent des cailloux jetés par des mineurs." Il dénonce le discours politique, hypocrite selon lui : "Soit on nous taxe de racistes, soit de héros mais le collègue à Avignon là il ne voulait pas être un héros, il voulait juste faire son travail, protéger les habitants." 

 

 

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