Saint-Malo : l'hôpital pourrait être démoli dans le cadre de la réorganisation hospitalière du territoire Rance Emeraude

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La lettre de cadrage doit être signée ce mercredi, par l'Agence Régionale de Santé, le Groupement hospitalier Rance Emeraude ainsi que les maires de Dinan, Cancale et Saint-Malo. Le nouveau schéma hospitalier pourrait reposer sur quatre sites. Montant total de l'opération : 400 millions d'euros.

Ce mercredi 3 février, rendez-vous était donné en mairie de Dinan pour une signature importante. Celle d'une lettre de cadagre qui trace les grandes lignes de la future organisation hospitalière pour le territoire Rance Emeraude.

"Après trois mois de discussion avec tous les acteurs de terrain, médecins, secteur libéral, cliniques, agents hospitaliers, organisations syndicales et élus" (explique la communication des centres hospitaliers de Saint-Malo, Dinan et Cancale) l'Agence Régionale de Santé, le Groupement hospitalier Rance Emeraude et les maires de Dinan, Cancale et Saint-Malo doivent valider une nouvelle organisation du système de soins hospitaliers.

Un nouveau centre hospitalier autour de quatre sites

Concrètement, cette nouvelle organisation reposerait sur quatre sites : Cancale, Dinan, Saint-Malo et un site dit "plateau technique".

Cela passerait par la modernisation "complète et très importante" du Centre Hospitalier de Dinan, le maintien de l’hôpital de Cancale récemment construit, la démolition de l’hôpital de Saint-Malo et "une construction à la place et pas obligatoirement sur le même site d’une structure plus modeste, sous une forme différente, avec des services de proximité", indique le communiqué du groupement hospitalier.

En parallèle, un nouveau site pour les spécialités complexes et leur plateau technique sera ouvert. "Ils seront regoupés entre Saint-Malo et Dinan, sur un site unique qui reste à détermnier. Il y a des propositions, on les étudiera avec les services de l'Etat, les élus, les représentants d'usagers. Nous souhaitons les mettre au centre du dispositif, qu'ils puissent nous aider à identifier le meilleur parcours qui les concerne", précise François Cuesta, directeur du Groupement Hospitalier Rance-Emeraude.

Le siège administratif de l’hôpital sera localisé sur le site de Dinan.

Le montant global de cette opération est évalué dans un rapport dit Rossetti à environ 400 millions d’euros, dont plus de 60 millions consacrés à la modernisation du centre de Dinan.

"C’est bien pour les hôpitaux de proximité, pour des hôpitaux comme celui de Dinan qui se trouvent en centre-ville de pouvoir bénéficier d’investissements à la hausse et de permettre à tous nos concitoyens qu’ils soient en ville ou dans les zones rurales alentours, de bénéficier d’une vraie offre de soin,"  se réjouissait ce matin sur France Bleu Armorique le député des Côtes d'Armor Hervé Belleville.

Un nouveau site "indispensable"

Selon la communication des centres hospitaliers de Saint-Malo, Dinan et Cancale, la lettre de cadrage montre une incapacité technique et architecturale des établissements malouins et dinannais actuels à incarner ce futur projet territorial : "la construction d’un nouveau site est indispensable."

Le choix définitif de la localisation de ce nouvel hôpital interviendra au plus tard dans les 6 mois à compter de la signature de la lettre, en tenant compte de l’ensemble des propositions qui seront formulées d’ici là"

d'après le communiqué du Groupement hospitalier Rance Emeraude

La proximité en question

"L'option de construire deux hôpitaux neuf en "miroirs" , l’un à Dinan et l’autre à Saint-Malo n’est pas validée", précise le communiqué. La construction d’un site unique qui supprimerait les autres établissements n’est pas non plus retenue.

L’option prioritaire est de conforter la notion d’hôpital de proximité. "En parallèle du nouveau site regroupant les spécialités complexes et leur plateau technique, le maintien des trois établissements dans leur ville respective répond à un véritable besoin de la population" explique le groupement hospitalier.

La reconstruction de ce nouveau système de santé territorial offrira, précise le communiqué, la possibilité d’une rénovation urbaine des quartiers, en lien avec les projets « coeur de ville », dans lesquels la santé sera l’un des éléments structurants.