Ligue 1 : Rennes et Julien Stéphan, sonnés mais soudés avant la rencontre contre Toulouse

Julien Stéphan pendant le match du Stade Rennais contre Cluj / © DAMIEN MEYER / AFP
Julien Stéphan pendant le match du Stade Rennais contre Cluj / © DAMIEN MEYER / AFP

Toulouse trouvera dimanche au Roazhon Park, pour la 11e journée de Ligue 1, un Stade Rennais sonné par sa défaite rocambolesque contre les Roumains de Cluj (1-0), jeudi en Ligue Europa, mais soudé autour de son entraîneur Julien Stéphan.

Par AFP

On a retrouvé ce samedi, en conférence de presse, un Stéphan au regard pétillant, à l'aise pour évoquer le thème du moment : l'union sacrée autour des "valeurs" démontrées jeudi soir, à 10 contre 11 en première période, puis à 9 contre 11 en deuxième période.

Malin, Stéphan a fait dans la communication de crise dès le coup de sifflet final, en allant réunir ses joueurs sur la pelouse, puis en les incitant à aller saluer les ultras du Celtic Kop pendant qu'il sortait du terrain devant 28 000 spectateurs debout, qui scandaient son nom.
 

Un final à la hauteur de ce match "particulier", disputé dans des "conditions surréalistes, avec une intensité incroyable", a redit Stéphan. Il a reparlé d'un "acte fondateur" qui pourrait bien relancer tout le monde avec l'aide d'un "public exceptionnel". "Il y a eu une communion très forte avec les joueurs, qui sont allés chercher ce soutien. Ce public peut nous porter quand on lui donne ce qu'il attend, en termes de générosité et de détermination", a ajouté le jeune coach (39 ans) que tout le monde portait encore aux nues fin août, après un début de championnat marqué par une belle victoire contre le PSG (2-1).

Après, il y a eu cette série noire de dix matches sans victoire (depuis le 25 août), dont quatre (courtes) défaites d'affilée : contre la Lazio (2-1), Reims (1-0), Monaco (3-2) et donc Cluj jeudi. Mais même le président Olivier Létang est monté au créneau après le match pour défendre son coach.
 

Létang : "Tous ensemble !"


"C'est tous ensemble que nous allons sortir de cette situation, grâce aux valeurs démontrées ce soir", a dit l'ex-dirigeant du Paris SG. L'incertitude n'est donc plus à l'ordre du jour, onze mois après le départ précipité de Sabri Lamouchi, remplacé début décembre par Stéphan.

Avant l'expulsion du gardien Edouard Mendy, qui a bouleversé les plans, "les cinq premières minutes étaient très bonnes, dans le sens de ce qu'on voulait faire", estime Stéphan. Mais comme il connaît le foot, le fils de Guy Stéphan, le bras droit de Didier Deschamps, sait que même si "les valeurs sont intéressantes", il faut "valider tout ça par des victoires".

Ça doit donc recommencer dimanche face au Téfécé d'Antoine Kombouaré qui vient de débuter sa mission remontée par une victoire 2-1 face à Lille. "Ils ont fait un très bon match, ils étaient compacts, déterminés et ils ont beaucoup d'atouts offensifs. Ils ont touché le poteau, la barre, et ils ont eu un penalty pour mener 3-0 à dix minutes de la fin". 

Pendant que ses joueurs se reposaient, Stéphan a donc bossé la vidéo, et il refuse d'évaluer ses deux prochains rivaux en regardant le classement: "Je ne sais pas s'il y a des matches plus faciles : Toulouse, Nîmes, il n'y a pas que le prestige du club, il y a des effectifs denses, et le classement le prouve".  Justement, si on regarde les positions en Ligue 1, le match de dimanche semble très ouvert. Les deux clubs sont ex-aequo avec 12 points, même si Rennes est 13e et Toulouse 15e, car plombé par sa différence de buts (-5). "Quelque chose est né, de très intéressant, qu'il faut valider par une victoire", répète Stéphan.
 

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