Coronavirus : Intermarché veut relancer sa fabrication de masques. 60 emplois pourraient être créés

Le groupement Les Mousquetaires prévoit d'ouvrir cet été cinq lignes de production de masques (masques FFP2 et masques chirurgicaux) sur le site des Celluloses de Brocéliande, à Ploërmel, dans le Morbihan. Objectif : en fabriquer 130 millions d'ici fin 2020. Une soixantaine d'emplois seraient créés.

Trois lignes de production, sur les cinq acquises, sont prévues pour la fabrication de masques FFP2.
Trois lignes de production, sur les cinq acquises, sont prévues pour la fabrication de masques FFP2. © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Habituellement, ce sont des couches pour bébé et des produits d’hygiène féminine qui sont fabriqués dans l'usine "Les Celluloses de Brocéliande" basée à Ploërmel dans le Morbihan. Mais face à la pénurie de masques et à la sortie progressive du confinement, le groupement les Mousquetaires a donc décidé d'élargir sa gamme, et de fabriquer, elle aussi, des masques de protection : "Contribuer à l’indépendance d’approvisionnement en masques pour la France est un engagement inhérent aux Mousquetaires, chefs d’entreprise indépendants" justifie Jean-Baptiste Saria, le président d’Agromousquetaires.

Ces dernières semaines, Celluloses de Brocéliande a donc acquis trois machines à la société CERA (basée à Saint-Étienne) pour la fabrication de masques FFP2, dont l'usage est réservé au personnel médical selon les directives gouvernementales, et deux machines à la société Ose d'Angers pour les masques chirurgicaux.
 


Relancer un savoir-faire


Dans les années 2000, l'entreprise morbihannaise disposait déjà d’une ligne de production de masques FFP2, mais elle a depuis, été démontée et cédée à un autre fabricant de masques situé en France.

"Le savoir-faire de la fabrication des masques est aujourd’hui encore, présent au sein des équipes d’encadrement et du bureau d’études de l’usine", argumente le groupement qui prévoit de créer une soixantaine d'emplois pour relancer cette activité : des chefs d’équipe, techniciens de maintenance, conducteurs de ligne et caristes.

"C'est une très bonne nouvelle, réagit Patrick Le Diffon, maire de Ploërmel. Une soixantaine d'emplois en Centre-Bretagne, surtout pour fabriquer un objet qui fera maintenant partie de notre quotidien !" Et l'élu d'ajouter : "J'espère qu'on aura la capacité de répondre à ce besoin ! C'est que la marché de l'emploi est un peu "tendu", limité, sur nos territoires..."
 

Objectif : 130 millions de masques d'ici décembre


Le groupement envisage de démarrer la production de masques FFP2 début juillet, et début août celle des masques chirurgicaux. "La production prévue entre août et décembre 2020 sera de l’ordre de 130 millions d’unités" promettent les Mousquetaires. "Nous travaillons aujourd’hui avec les services de l’État pour finaliser ce partenariat, avec un sujet de préoccupation : l’accès à la matière première, indispensable à la fabrication des masques. Le monde entier en manque et la pénurie est un vrai risque : l’approvisionnement en "melt blown" est un prérequis pour l’accélération de la production de masques en France" précise Jean-Baptiste Saria.



 
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