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Lorient : une voiture électrique pour 4990 euros

Des Bluecar d'occasion sur le parking à Quéven / © Stéphane Izad / France 3 Bretagne
Des Bluecar d'occasion sur le parking à Quéven / © Stéphane Izad / France 3 Bretagne

Un concessionnaire proche de Lorient a racheté 500 anciennes voitures électriques Autolib’ pour les revendre d’occasion à des particuliers.
5000 euros pour une BlueCar, est-ce une bonne affaire ?
 

Par Marc-André Mouchère

En juin dernier, Paris et une centaine de communes périphériques ont résilié le contrat avec le groupe Bolloré. Pour rappel il s’agissait d’un service de voitures électriques en autopartage: chacun des 320 000 abonnés Autolib’pouvait utiliser la voiture pour quelques heures et la remettre en charge dans les rues de Paris sur une des 6300 bornes de recharge.
 

Recyclage pas si simple

Les 3000 à 4000 BlueCar qui avaient circulé dans Paris et sa banlieue ces cinq dernières années se sont donc retrouvées dans le Loir-et-Cher pour les trier, les remettre en état ou les recycler. Mais le recyclage des batteries est affaire de spécialistes.

Heureusement beaucoup ne sont encore qu'à 20% de leur durée de vie. Un millier de ces véhicules sont parties pour servir à nouveau en autopartage dans d’autres villes.

Pour la première fois, en novembre dernier, une centaine a été vendue au grand public à Romorantin-Lanthenay. Selon l’Argus.fr c’était une bonne affaire pour des voitures bien reconditionnées (intérieur et carrosserie) et révisées. D’autant que la prime à la reconversion 2018 pouvait ainsi ramener le tarif des Bluecar à 2 500 €.
 
 

Un prix unique de 4990 euros

Un nouveau lot de 500 véhicules est réapparu, cette fois dans le Morbihan. Il s’agit d’une vente organisée par Autopuzz, un vendeur de voitures d’occasions installé à Quéven près de Lorient.

Depuis samedi les clients peuvent aller choisir une petite électrique et il en resterait moins de 150 à vendre. La clé de ce succès c’est que pour les bénéficiaires de la prime à la conversion 2019, le tarif chute de moitié voire plus pour les ménages modestes (voir encadré en bas de l'article).

Pour 5000 euros, la carrosserie n’est cette fois pas remise en état. Mais c’est quand même cinq fois moins cher que le prix du neuf. Ces voitures ont de 20 000 à 90 000 kilomètres au compteur, mais les batteries pourraient atteindre jusqu'à 400 000 km moyennant des charges régulières.
 

La question délicate des batteries

Ce modèle de voiture est équipé d’une batterie lithium-métal-polymère. Une technologie peu courante qui nécessite de surveiller le niveau de charge, surtout par temps froid, sans garage. Car cette batterie perdrait de la charge même à l'arrêt du véhicule et doit être rebranchée tous les jours ou presque. Si la batterie s’épuise, elle risquerait de ne plus se recharger. Mais elle est vendue avec la voiture ce qui évite la location et elle est équipée pour être rechargeable sur une prise ordinaire. Il reste à vérifier l’autonomie de l’engin, mais pour de petits trajets quotidiens, l’affaire mérite de peser le pour et le contre.
 

Quelle prime pour un véhicule électrique ?

Le montant de la prime dépend du véhicule acheté et de la situation fiscale du foyer:
Depuis le 1er janvier 2019, la prime est doublée pour les 20% des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d'impôts et parcourent de nombreux kilomètres chaque jour pour se rendre à leur lieu de travail (60 km)

Achat d'un véhicule électrique neuf ou d'un véhicule hybride rechargeable neuf avec contrainte d'autonomie :
2 500 €, sans condition de revenus.

Achat d'un véhicule électrique d'occasion ou d'un véhicule hybride rechargeable d'occasion avec contrainte d'autonomie :
2 500 € pour un foyer non imposable,

1 000 € pour un foyer imposable

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