Pas de prime pour les soignants de l'hôpital de Lorient ? Les craintes de la CGT

L’hôpital du Scorff, à Lorient / © Photo Stéphane Izad/France Télévisions
L’hôpital du Scorff, à Lorient / © Photo Stéphane Izad/France Télévisions

Après l'annonce du ministère de la Santé, publiée le 15 avril dernier, qui doit récompenser les personnels soignants des hôpitaux en lutte contre le coronavirus, la CGT de l'hôpital du Scorff à Lorient craint que les salariés soient exclus du dispositif.

Par La rédaction


Dans un communiqué daté du 15 avril, le ministère des Solidarités et de la Santé annonce pour le mois de mai une prime exceptionnelle versée à tous les personnels de santé selon les modalités suivantes : tous les agents travaillant dans la trentaine de départements les plus touchés par le Covid-19 recevront une prime de 1500 euros, quel que soit le statut ou le métier.

Dans les autres départements, les agents ayant travaillé dans les services qui s’occupent des malades atteints par le coronavirus, les services COVID+ des 108 établissements de référence, recevront également une prime de 1500 euros, les salariés, des autres services recevant, quant à eux, une prime de 500 euros.
 
L’hôpital de Lorient a accueillis des malades du COVID-19 de la région parisienne / © Stéphane Izad/France Télévisions
L’hôpital de Lorient a accueillis des malades du COVID-19 de la région parisienne / © Stéphane Izad/France Télévisions


Dans l’attente du décret officialisant ces primes, la coordination CGT du groupement hospitalier de Bretagne Sud, qui comprend l’hôpital du Scorff à Lorient, a fait les comptes et tire la sonnette d’alarme : 

"On ne comprend pas". La secrétaire CGT de la Coordination du GHBS, Angelina Gagnard, ne s'explique pas ces paramètres : "Le texte stipule une trentaine de départements mais nous ne savons même pas lequels et, ici, tout le monde s'est mis en ordre de bataille, a bouleversé ses horaires, soignants comme administratifs. On a l'impression qu'on cherche à diviser !".
 

9 patients de la région parisienne 


"Si on prend les chiffres, il y a 38 CHU et CHR en France, qui sont des établissements de niveau 1, et 70 établissements de niveau 2, ce qui fait 108 établissements et c’est le chiffre avancé par le ministère, explique Ludovic Bénabès, secrétaire-adjoint de la Coordination du GHBS. L’hôpital de Vannes est de classe 2 et est donc concerné par ces mesures. En revanche, l’hôpital de Lorient, qui est un établissement de niveau 3, ne semble pas concerné, alors que nous avons soigné des patients atteints du COVID-19. Nous avons même reçu des malades de la région parisienne. Si les salariés de l’hôpital du Scorff n’ont pas droit à la prime c’est injuste". 
 
Les témoignages de reconnaissance autour de l’hôpital du Scorff, à Lorient / © Stéphane Izad/France Télévisions
Les témoignages de reconnaissance autour de l’hôpital du Scorff, à Lorient / © Stéphane Izad/France Télévisions


Le syndicaliste se dit également inquiet pour les primes qui concerneraient les personnels soignants des Ehpad, et pour lesquels, pour l'instant, le gouvernement n'annonce aucune mesure précise. 

Le syndicat est dans l'attente de la publication du décret qui devrait officialiser ces primes, en militant pour que, "au-delà de la récompense des semaines difficiles endurées par le personnel soignant, leur travail soit reconnue par une vraie revalorisation salariale"

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