INITIATIVE. Les haies bocagères, mine d'or pour la biodiversité. Et si on en replantait ?

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Écrit par Catherine Deunf (avec Julien Dubois)

Les haies bocagères. Ces linéaires d'arbres ont disparu de nos paysages, pourtant elles représentent une richesse pour la biodiversité. A la Gacilly, la fondation Yves Rocher, en replante pour la 6e année consécutive. Rencontre sur le terrain, les mains dans la terre.

Pioches, bêches, ils sont une trentaine de volontaires dans ce champ de la Gacilly dans le Morbihan.

"C'est important de travailler le sol, surtout un sol agricole, la terre est tassée par les engins", leur explique Juliette Coutand, technicienne bocage au grand bassin du syndicat de l'Oust.

Le but de cette journée au grand air pour ces salariés d'Yves Rocher : planter des haies sur des parcelles cultivées.

Brise-vent, refuge pour les animaux, les végétaux

"La haie bocagère a un rôle climatique : elle brise le vent, apporte de l'ombre l'été quand il fait chaud et temporise les températures basses l'hiver", poursuit Juliette Coutand. Un véritable bonheur pour les plantes et les animaux ! Hérissons, oiseaux, insectes peuvent s’y déplacer. Autre avantage : ces arbres permettent de stocker du CO2. 

Sur cette parcelle de 150 mètres, 8 variétés sont plantées : châtaigniers, alisiers, frênes ou érables. Ces linéaires de haies agissent comme des "corridors écologiques, une sorte de route que les espèces animales vont pouvoir emprunter", se réjouit Juliette.

S'adapter au modèle agricole

Pas besoin d'attendre que les haies poussent pour en tirer satisfaction du côté des salariés du groupe Yves Rocher, venus passer la journée les mains dans la terre. A l'image de Virginie pour qui "c'était important de participer à replanter des arbres." Même son de cloche pour Kevin, qui vient d'être papa et "trouve important de conserver un patrimoine, qui s'est perdu." 

Depuis 6 ans, l’Herbier Yves Rocher travaille aux côtés de l’Afac-Agroforesteries pour (re)mailler le bocage de la Gacilly. Dans les années 1930/40, ce maillage était très dense, les parcelles plus petites… "On pourrait faire beaucoup plus mais il faut s'adapter au modèle économique des exploitants", conclut Juliette Coutand.

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