Na petra 'ta : karrlestr / ferry

Erell ha Tudu a gas ac’hanomp da Rosko evit kompren istor ar Brittany Ferries. Erell et Tudu nous emmènent à Roscoff pour comprendre ce qu’est la Brittany Ferries et quelle est son histoire.

Krouet e oa bet ar gompagnunezh vreizhat e 1972 gant Alexis Gourvennec. Ur peizant eus Bro-Leon hag a oa bet e penn manifestadegoù al labourerien-douar er bloavezhioù 1960. Klemm a rae al labourerien-douar abalamour ma oa diaes dezho gwerzhañ mat o froduioù.

Digeriñ ar c’henwerzh breizhat war ar bed

Alexis Gourvennec, asambles gant tud all, en doa komprenet e oa poent digeriñ Breizh war peurrest ar bed evit gellout reiñ ul lañs nevez d’ar c’henwerzh breizhat.

Evit dont a-benn d’en ober, divizet ‘zo bet sevel hentoù-tizh evit ober tro Breizh.

Met Alexis Gourvennec en deus soñjet e oa ret mont pelloc’h c’hoazh ha treuziñ ar mor Breizh evit gwerzhañ war-eeun legumaj e Breizh-Veur.

Ne oa ket nevez ar soñj-se. Ar Joniged az ae dija da werzhañ onion e Breizh-Veur etre an XIX ha kreiz an XXvet kantved, met aze emañ pal Alexis Gourvennec hag e vignoned aozañ an traoù a vrasoc’h.

Azasaat an aveadur

Evit gellout en ober e oa ret sevel ur porzh don gouest da zegemer bigi bras.

Setu perak e oa bet savet porzh Bloskon e Rosko etre 1970 ha 1972. Da heul o deus savet ur gompagnunezh, ar Brittany Ferries, arc’hantaouet gant produerien legumaj Kastell-Paol, nepell eus Rosko.

Evit kregiñ ganti e veze kaset marc’hadourezh. Diwezhatoc’h, pa oa bet savet ar vag « Penn ar Bed » e oa deuet posupl treuzdougen tud ha kirri-samm ivez.

A-feur an amzer eo kresket kalz ar gompagnunezh staliet e meur a borzh en Europa bremañ : Breizh, Normandi, Iwerzhon, Breizh-Veur hag e Bro Euskadi ar Su memes betek dont da vezañ brasañ implijer martoloded e Bro-C’hall.

Ur bed leun a deknik

Tudu a zisplego ivez penaos e vez savet ur vag evit ma flotfe war ar mor ha ne ‘z afe ket d’ar strad.

Eus he zu, Erell az aio d’ober un droiad e bourzh karrlestr « Armorique » evit kompren penaos e vez leviet ha petra eo an ostilhoù surentez implijet.

Et en français…

La compagnie maritime bretonne a été créée en 1972 par Alexis Gourvennec, un paysan léonard qui avait pris la tête des manifestations agricoles dans les années 1960.

Les agriculteurs se plaignaient des difficultés rencontrées pour vendre leurs productions.

Ouvrir le commerce breton sur le monde

C’est à cette époque qu’Alexis Gourvennec, avec des collègues, comprit qu’il était temps d’ouvrir la Bretagne sur le reste du monde pour donner un nouvel élan au commerce breton.

Pour y parvenir, il fut décidé de désenclaver la Bretagne en construisant des voies express.

Mais l’agriculteur léonard pensa que cela ne suffisait pas, qu’il fallait aller encore plus loin en traversant la Manche pour vendre directement les légumes en Grande-Bretagne.

Cette idée n’était pas nouvelle. Les Johnnies, des marchands d’oignons de Roscoff, avaient déjà entrepris de vendre leurs productions de l’autre côté de la mer entre le XIXe et le milieu du XXe siècle, mais cette fois le projet était de bien plus grande envergure.

Adapter les infrastructures

Pour mener cette aventure à bien, il devint nécessaire de bâtir un port en eau profonde pour accueillir de grands navires.

C’est ainsi que naquit le port du Bloscon à Roscoff, construit entre 1970 et 1972. Puis, la compagnie maritime Brittany Ferries fut fondée, financée par les producteurs de légumes de Saint-Pol-de-Léon.

Au tout début, il n’était question que du transport de marchandises. Puis, avec la construction du navire « Pont Aven », il devint possible d’accueillir également des passagers et des camions.

Au fil du temps, la compagnie a pris beaucoup d’ampleur et elle est maintenant installée dans divers ports européens : en Bretagne, Normandie, Irlande, Grande-Bretagne et même au Pays-Basque espagnol.

La structure est devenue celle qui, en France, emploie le plus de marins.

Un univers technique

Tudu nous expliquera les éléments de construction qui font qu’un bateau flotte.

Erell, quant à elle, aura la chance de monter à bord du ferry  « Armorique » pour comprendre comment on le pilote et quels sont les outils qui assurent la sécurité du navire et de ses passagers.

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