Cet article date de plus de 4 ans

Remplacer la pub par le street art dans le métro parisien, une idée partie de Vannes

Et si le métro parisien accueillait pendant une semaine l'art urbain sur ses affiches, plutôt que les publicités habituelles ? C'est l'idée de deux collectifs, Street Art Avenue de Vannes, et le Cercle Rouge. Ils ont lancé une pétition à l'attention de Valérie Pécresse, qui prend de l'ampleur.
A Redon, une oeuvre de Jef, Moyoshi
A Redon, une oeuvre de Jef, Moyoshi © Jef x Moyoshi – Redon // photo déc 2015 @vidos – street-art-avenue
Plus de 12 000, c'est le nombre de signatures qu'a déjà reçu la pétition "Transformons les panneaux en oeuvre d'art" destinée à Valérie Pécresse, initiée par le collectif vannetais Street Art Avenue et le Cercle Rouge.

L'idée ? Pendant une semaine, faire du métro parisien une immense galerie d'art, en remplaçant les publicités traditionnelles par de l'art urbain. L'espace de jeu s'avère incroyable en terme de densité, cela pourrait concerner près de 5000 affiches. 

Débattre à nouveau du droit d'occupation de l'espace public

Pour Laurent Sanchez de Street Art Avenue, cette initiative repose la question du droit d'occupation de l'espace public : "On trouve que l'espace public est saturé, par les pubs. Pourquoi ne pas, un peu comme la Fête de la musique, pendant une période courte, transformer les panneaux publicitaires en oeuvres d'art ?" Il évoque même le droit à une "respiration visuelle"

La pétition s'adresse à Valérie Pécresse, car elle préside le STIF (service des transports en Île-de-France). Son équipe a d'ailleurs répondu (sans vraiment répondre) à la demande des collectifs. Laurent affiche cependant un bel optimisme sur l'impact de cette initiative : "ça fait bouger les lignes". Avec le collectif du Cercle Rouge, ils ont pu rencontrer cette semaine des élus parisiens, favorables et sensibles au projet, lequel pourrait être débattu pendant un prochain conseil municipal. 

Une époque charnière pour le street art

C'est le constat de Laurent. L'art urbain est désormais partout, relayé massivement grâce à internet. Certaines villes lui laissent la part belle comme à Vannes, ou même Redon "un des lieux les plus étonnants en Bretagne, terrain de jeu de Jef ou la Rouille qui commencent à devenir connu."

"No brain no pain" signé Jef, à Redon
"No brain no pain" signé Jef, à Redon © Street Art Avenue

Des frîches et des murs sont ouverts aux artistes. Dans le même temps, certains se retrouvent devant la justice, comme Monsieur Chat qui a failli passer par la case prison, pour finir par écoper d'une amende. Reste que comme le rappelle Laurent "pour innover il faut sortir du cadre" alors espérons que Valérie Pécresse ose mettre un pied hors du sien ? 


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
culture art