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Route du Rhum : les intempéries ont mis à mal une partie de la flotte

Armel Le Cléac'h sur le Maxi Banque Populaire IX au départ de La Route du Rhum 2018 / © Yvan Zedda
Armel Le Cléac'h sur le Maxi Banque Populaire IX au départ de La Route du Rhum 2018 / © Yvan Zedda

Depuis le départ, cette édition de la Route du Rhum se relève beaucoup plus difficile que prévu. De nombreux skippers ont subi des avaries plus ou moins lourdes et la tempête qui souffle dans l'Atlantique fait redouter le pire pour les concurrents.

Par Corentin Bélard

Sébastien Josse, Thomas Coville, Armel Le Cléac'h, Louis Burton, Jérémie Beyou et bien d'autres... Ils sont à l'arrêt sur la course transatlantique, victimes d'avaries plus ou moins contraignantes.

Deux jours après le départ, la course ne revêt pas le même visage. L'ensemble des concurrents sait que cela ne va pas être facile d'arriver à Pointe-Pitre, en Guadeloupe. 
Les conditions météo désastreuses font redouter le pire aux skippers.
 

Plus d'un tiers des bateaux à l'arrêt

Ce mercredi 7 novembre au matin, 48 bateaux sont à l'arrêt. Il en reste donc 75 en course vers les Antilles.
La catégorie la plus touchée est celle des célèbres et gigantesques Ultime : ils étaient six au départ le 4 novembre, ils ne sont plus que deux en course aujourd'hui : Macif de François Gabart et Idec Sports de Francis Joyon. Ces deux-là mènent la danse.

Parmi ces skippers, on recense déjà un abandon. C'est le cas du Malouin Louis Burton qui l'a annoncé depuis le port de Roscoff. Son Imoca Bureau Vallée 2 ne repartira donc pas en mer : une poulie située dans le puits de foil s’est arrachée et a fait un trou de 30 cm dans le puits tribord, créant une voie d’eau importante en navigation bâbord.
 

Face à ces nombreux problèmes, la question de savoir s'il valait mieux décaler le départ se pose.
 

Armel Le Cléac'h secouru

Pour la première fois sur la transatlantique, un concurrent a chaviré. C'est le cas d'Armel Le Cléac'h, pourtant l'un des favoris de la course. 
Cela s'est produit à 340 milles au nord-est des Açores, mardi 6 novembre à midi. Son Maxi Solo Banque Populaire IX a cassé l'un de ses bras de mer. "Le bateau semble avoir chaviré suite à la rupture de son flotteur bâbord", selon son équipe. 

Le skipper de 41 ans est en sécurité. Un chalutier portugais l'a secouru vers 21h30 le même jour et il l'a ramené en Espagne. Son équipe cherche désormais à récupérer le trimaran retourné.

Parmi ses concurrents en catégorie Ultime, Sébastien Josse est actuellement au port de La Corogne en Espagne, son flotteur tribord s'est arraché sur une dizaine de mètres.
Thomas Coville est lui aussi à La Corogne : carénage de bras de liaison avant abîmé et fissure dans le bras.
Et ce matin on a appris que Romain Pillard est aussi en route vers ce port espagnol. Il a constaté dans la nuit plusieurs cassés de chariots de grand-voile et vient les réparer à terre.

Neuf bateaux de la catégorie Imoca sont aussi victimes d'avarie. Isabelle Joschke (Monin) a subi un démâtage. 
Samantha Davies (pourtant favorite) et son compagnon Romain Attanasio sont tous deux touchés. Ce couple, concurrents en mer, s'est dirigé vers les côtes bretonnes : la première a un problème structurel dans sa coque et le second, une explosion du J3 et du hook de grand-voile.
 

Jérémie Beyou, quant à lui, est à Lorient à cause de la transmission de safran de son bateau Charal.
 


Les autres catégories, rassemblant les bateaux les plus fragiles, n'ont pas tellement subi d'avaries majeures mais les skippers ont préféré se réfugier dans les ports français, espagnols et portugais. Ils attendent une météo plus clémente pour reprendre le large.

 

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