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Sécurité routière : l'éthylotest antidémarrage, nouvelle alternative à la suspension du permis de conduire

 L'alcoolémie représentait 20,8% des délits routiers en 2017 / © Patrick Bernard / AFP
L'alcoolémie représentait 20,8% des délits routiers en 2017 / © Patrick Bernard / AFP

Après une expérimentation réussie dans sept départements français, dont le Finistère, les préfets pourront autoriser l'installation d'un éthylotest antidémarrage (EAD) en alternative au retrait du permis pour certains cas de conduite en état d'alcoolémie. La mesure permet le maintien dans l'emploi.

Par Marc-André Mouchère

Le dispositif EAD, c'est un éthylotest couplé au circuit d'alimentation du véhicule dans lequel le conducteur doit souffler pour pouvoir démarrer. Il concerne les personnes interceptées avec une alcoolémie relevant du tribunal correctionnel (supérieure à 0,8 g/l de sang) et qui ne sont pas en état de récidive alcoolique.
 

Un an d'expérimentation


Testé dans le Finistère depuis décembre 2017 et dans six autres départements (Drôme, La Réunion, Loiret, Manche, Nord et Vendée), le dispositif "est responsabilisant et exemplaire, ce qui lui confère son efficacité, amplement démontrée à l'étranger", souligne la Prévention Routière.
 


Garder son activité professionnelle


 Au lieu de voir son permis suspendu, le contrevenant pourra être autorisé, par décision préfectorale, à continuer à conduire des véhicules équipés d'EAD, que ce soit le sien ou un autre véhicule et en particulier un véhicule d'entreprise. L'installation sera à la charge du contrevenant pour un coût d'achat d'environ 1.300 euros ou pour une location de 100 euros par mois.

Cette alternative à une suspension de permis, vise notamment à permettre au contrevenant de garder son activité professionnelle, en conservant le droit de conduire - sous conditions détaillées par le jugement - pour se rendre à son travail ou pour l'exercer.
   

20,8% des délits routiers


Selon la Prévention Routière relayée par l'AFP, "Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, a adressé à tous les préfets une note les invitant à mettre en œuvre cette nouvelle possibilité". Cette mesure préfectorale, d'une durée initiale maximale de six mois, peut être prolongée par un tribunal jusqu'à cinq ans.
Le tribunal peut également "choisir de moduler l'amende encourue jusqu'à un maximum de 4.500 euros, ce qui permettra de compenser le coût de l'installation de l'EAD à la charge de la personne en infraction".

En 2017, 1.035 personnes ont perdu la vie dans un accident de la route impliquant un conducteur au-dessus des seuils autorisés. L'alcoolémie représentait 20,8% des délits routiers.
 

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