Covid-19 : l'épidémie redémarre franchement en Centre-Val de Loire

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Quelques mois après le dernier pic de l'épidémie, les chiffres sont à nouveau à la hausse dans le Centre-Val de Loire et sur le reste du territoire national, la faute aux variants BA.4 et BA.5.

L'hypothèse d'une 7e vague se confirme en Centre-Val de Loire. En recul depuis le début du printemps, les taux d'incidences du covid-19 sont repartis à la hausse en juin dans la région et sur le reste du territoire national. En seulement deux semaines, le taux d'incidence (le nombre de cas pour 100 000 habitants), a plus que doublé et atteint désormais 412 cas pour 100 000 habitants dans la région, bien en-dessous de la moyenne nationale de 476,61. Selon le site de Santé publique France, "le taux d’incidence a fortement progressé (+53% au niveau national) et ce dans toutes les classes d’âge, de même que le taux de positivité, en particulier chez les 20-59 ans (+5 points)"

Les variants BA.4 et BA.5 font la bamboche

Dans le détail, le Loir-et-Cher et l'Indre-et-Loire sont les départements les plus touchés par cette reprise de l'épidémie, avec respectivement 495,70 et 462,20 cas pour 100 000 habitants. Le Cher et l'Indre, en revanche, restent autour des 300 cas.

En cause : les sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5, qui représentent désormais la majorité des contaminations en France. "Dans le contexte d’une progression de la circulation du SARS-CoV-2 et d’une moindre adoption systématique des mesures de prévention, l’application des gestes barrières est essentielle pour limiter la diffusion de l’épidémie et protéger les populations les plus vulnérables", poursuit Santé publique France.

"Une légère augmentation des nouvelles admissions à l’hôpital était observée en S22 au niveau national et en S23 dans certaines régions", note l'institution, mais pas en région Centre-Val de Loire. Plus résistant et plus contagieux, ces nouveaux variants n’ont en effet pas causé de hausse des hospitalisation ni des admissions en soins critiques, note l'Agence régionale de santé. Toujours selon l'ARS, la couverture vaccinale complète, qui protège des formes les plus graves de la maladie, concerne à ce jour 80,30% de la région.

Alors que le port du masque, qui n'est plus obligatoire, s'est relâché, "l’application des gestes barrières est essentielle pour limiter la diffusion de l’épidémie et protéger les populations les plus vulnérables", conclut Santé publique. Depuis le 7 avril, la 4e injection (ou 2e dose de rappel) est disponible pour les plus de 60 ans. Ce deuxième rappel était déjà disponible depuis le 14 mars pour les personnes âgées de 80 ans et plus ainsi que les résidents d'Ehpad et des Unités de soin de longue durée (USLD), et depuis le 28 janvier pour toutes les personnes sévèrement immunodéprimées