"Ce sont les pires pratiques d'élevage", L214 alerte sur les poulets génétiquement modifiés

Les militants se sont retrouvés dans douze magasins d'Orléans (Loiret) ce 17 février pour alerter les consommateurs sur la vente de poulets à la croissance ultrarapide.

Ils sont de retour aux affaires. Trois mois après une action coup de poing le 18 novembre dernier, les militants de l'association L214 sont revenus à la charge. Cette fois, ils se sont retrouvés dans 12 magasins de la région orléanaise, ce 17 février, pour organiser un "stickathlon".

Les militants ont collé des stickers sur des produits de la Société LDC, propriétaire de marques telle que Le Gaulois, Loué, Marie et Coq, pour dénoncer les méthodes de ce géant de l'agroalimentaire qu'ils considèrent comme "les pires pratiques d'élevage".

"Leurs os se cassent sous leurs pattes"

Dans le viseur des militants, les poulets de la race Ross 308. Ils sont génétiquement modifiés pour accélérer leur croissance et atteignent leur maturité en seulement 44 jours, soit deux fois plus rapidement qu'un poulet fermier.

Mais selon L214, ces manipulations génétiques ont un prix sur la santé des animaux. Nombre d'entre eux décéderaient avant les 44 jours de croissance. D'autres présenteraient des problèmes tels que des fractures aux pattes. "Ils vivent sur un espace grand comme une feuille A4 et leurs os peuvent se casser sous leur poids", s'alarme Mélanie Garanchon, la référente de L214 dans le Loiret. "LDC ne s'est pas engagé dans la charte de l'European Chicken Commitment qui prévoit de mettre fin à ces pratiques d'élevage quand d'autres grandes enseignes l'ont déjà fait", ajoute-t-elle.

"Nécessité d'accessibilité du prix"

En novembre dernier, la communication de LDC dénoncé auprès de France 3 Centre-Val de Loire des propos "caricaturaux" de la part des militants. "Je ne dis pas que cela n'existe pas, mais dans tous les élevages, vous pouvez trouver des animaux qui boitent", estimait alors Dylan Chevalier, le responsable développement durable et communication du géant du poulet.

"Il y a une nécessité d'accessibilité des prix. Sans cela, c'est du poulet importé du Brésil ou d'Ukraine qui sera dans les rayons alors même que les conditions d'élevage sont bien moins bonnes qu'en France", ajoutait-il.