Autonomie de la Corse : Gabriel Attal rencontre Gilles Simeoni et réaffirme "la volonté du gouvernement de faire aboutir le processus de Beauvau"

Le Premier ministre et le président du conseil exécutif de Corse se sont rencontrés, hier, au sujet du processus d'autonomie pour la Corse. Un rendez-vous au cours duquel a été réaffirmée la volonté du gouvernement "de faire faire en sorte que le travail réalisé puisse trouver sa traduction dans la Constitution".

Le rendez-vous avait été sollicité à la suite de l'adoption par l'Assemblée de Corse de la délibération sur le projet d'écriture constitutionnelle pour une autonomie de l'île. Il s'est finalement tenu hier, lundi 8 avril, à Paris.

Le Premier ministre, Gabriel Attal, s'est entretenu pendant un peu plus d'une heure avec le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, sur la poursuite du processus de Beauvau. Une réunion au cours de laquelle "le Premier ministre a réaffirmé la volonté du Gouvernement de faire aboutir le processus de Beauvau, et à faire en sorte que le travail réalisé puisse trouver sa traduction dans la Constitution", assure auprès de France 3 Corse ViaStella le cabinet de Gabriel Attal, ce mardi.

"Les prochaines rencontres avec les élus de Corse, en particulier le président de la collectivité, permettront d’affiner très rapidement le calendrier de ce projet de révision constitutionnelle", poursuit la communication.

Contacté, le cabinet de Gilles Simeoni confirme que l'échange a été positif. Les dates de potentielles prochaines discussions - notamment, comme il avait été évoqué, avec le Président de la République avant présentation d'un projet de révision constitutionnelle au Parlement - n'ont pas encore été définies.

Rassemblement

Hasard du calendrier, ce rendez-vous s'est tenu au lendemain d'un rassemblement organisé devant la résidence secondaire du Premier ministre, à Coti-Chiavari. Une action menée à l'appel de Core in Fronte et d'Aiutu Paisanu, à laquelle ont pris part une cinquantaine de personnes, et qui faisait suite à l'arrestation de Stéphane Ori, une dizaine de jours plus tôt.

La mobilisation - qui avait été interdite par la préfecture de Corse-du-Sud -, s'est déroulée sans encombre. À cette heure, l’action n’a suscité aucune réaction de la part du gouvernement. Reste à savoir si elle aura des conséquences sur le déroulé du chemin menant à l’autonomie.