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Depalor à Phalsbourg : l'usine ne renaîtra pas de ses cendres

© Florence Grandon pour @F3Lorraine
© Florence Grandon pour @F3Lorraine

La nouvelle a de quoi assommer le personnel : l'usine Depalor de Phalsbourg, ravagée par un incendie en  juillet 2013 ne sera pas reconstruite. Ainsi en a décidé le groupe Krono. Près de 300 emplois directs et indirects sont concernés. 

Par Hélène Abalo

Les salariés ont mis les drapeaux français, européen et de Depalor en berne. / © Florence Grandon pour @F3Lorraine L'annonce a été officialisée ce lundi 2 décembre 2013, l'usine Depalor de Phalsbourg ne sera pas reconstruite. L'entreprise spécialisée dans la fabrication de panneaux de particules bois avait été totalement détruite par un incendie dans la nuit du 22 au 23 juillet 2013. Dès le lendemain du drame, les 142 salariés se s'étaient montrés pourtant optimistes car personne n'envisageait alors une disparition définitive du site mosellan. 
Depuis 4 mois, les salariés attendaient les résultats des expertises diligentées suite au sinistre et tous se montraient plutôt confiants. 24 d'entre eux avaient accepté de rejoindre provisoirement le siège de la maison mère à Sully-sur-Loire, 80 autres étaient maintenus en activité partielle à Phalsbourg jusqu'au 26 novembre 2013. 

L'incendie mais pas seulement

Certes l'incendie a mis à coup d'arrêt à la production mais le groupe Krono, propriétaire du site depuis mars 2007 met également en avant les difficultés financières accumulées avant l'incendie, dénonçant un marché de plus en plus fermé pour les panneaux particules. 
Pourtant, Krono n'avait pas ménagé ces efforts d'investissements ces dernières années. Ainsi, selon le magazine l'Usine Nouvelle (mars 2012), Depalor avait déjà  "investi 20 millions d'euros à Phalsbourg au cours des quatre dernières années" et produisait "300 000 m3 de panneaux par an, dont 80 % sont commercialisés à l'export. En 2011, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 60 millions d'euros et compte, parmi ses principaux clients, le suédois Ikea et le français Schmidt". Krono prévoyait également, toujours selon l'Usine Nouvelle, un investissement de 4,5 millions d'euros pour améliorer sa compétitivité, et notamment en matière d'énergie grâce à un projet l'implantation d'une centrale biomasse d'ici à 2014.

Des salariés sous le choc

Les salariés de Depalor ont mis le feu au drapeau du groupe suisse Krono, qu'ils rendent responsable de l'abandon des projets sur le site mosellan / ©

A l'annonce de la nouvelle, les salariés présent lundi 2 décembre 2013 sur le site ont décidé la mise en berne des drapeaux français, européen, ainsi que celui de Depalor.
Ils ont également mis le feu au drapeau suisse du groupe Krono qu'ils rendent responsable de l'abandon des projets sur le site mosellan.

La disparition de Depalor à Phalsbourg concerne 142 emplois directs et 150 emplois indirects (transports, grumiers, scieries).

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