Dix Châlonnais bloqués au Burkina Faso

En voyage au Burkina Faso dans le cadre d'un jumelage, une dizaine de Châlonnais sont toujours bloqués en marge des émeutes qui animent le pays. Ils devaient rentrer ce week-end, mais les vols Air France sont pour l'instant suspendus.

La délégation châlonnaise était en déplacement au Burkina pour apporter une aide à la scolarisation.
La délégation châlonnaise était en déplacement au Burkina pour apporter une aide à la scolarisation. © Comité de jumelage Bobo Dioulasso - Châlons-en-Champagne
Partis au début des vacances de la Toussaint dans le cadre d'un parrainage d'enfants, une dizaine de Châlonnais, membres du comité de jumelage entre Châlons et Bobo Dioulasso, se sont retrouvés en plein coeur du conflit qui enflamme le Burkina Faso depuis plus d'une semaine.

Assignés à résidence

© France 3 Champagne-Ardenne
Logés dans une villa à l'extérieur de Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays, ils ont été priés par le ministère des Affaires étrangères de ne pas en sortir, tant que les émeutes continuaient.

Ces derniers jours ont été particulièrement violents dans cette cité. La mairie et le siège du parti présidentiel y ont été incendiés, de même que le domicile du maire (pro-régime) et celui du porte-parole du gouvernement Alain Edouard Traoré, originaire de la région.

Retour proche

Ce week-end, la situation était revenue au calme à Bobo Dioulasso. Ce qui a permis aux Châlonnais de se rendre à la capitale, Ouagadougou. Ils espéraient prendre un vol en direction de Roissy, mais l'aéroport international était fermé samedi jusqu'à 20 heures.

Les dix Châlonnais ont donc passé la nuit dans un hôtel de Ouagadougou. Suspendus depuis quelques jours, les vols Air France vers Paris devraient reprendre ce lundi, à 17 heures, ce qui permettrait à la délégation de rejoindre Roissy. "Si toutefois il y a de la place sur les vols, car il y a beaucoup de personnes qui, comme nous, attendent, nous explique Christophe Varoquier, le secrétaire du comité de jumelage. Mais le moral est bon."

Situation toujours tendue

Sur le plan politique, la situation du Burkina est toujours confuse, après le départ de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir après 27 ans à la tête du pays.
L'armée a désigné samedi un militaire, le lieutenant-colonel Isaac Zida, pour conduire un régime de transition, alors que la Constitution du pays stipule que l'intérim du pouvoir doit être assuré par le président de l'Assemblée nationale.

Les partis de l'opposition et les organisations de la société civile ont refusé cette solution militaire et ont appelé la population à se rassembler ce dimanche sur la place de la Nation à Ouagadougou.

Ecoutez le témoignage de la vice-présidente du comité de jumelage, Danielle Mathy, dans notre 19-20 de ce dimanche

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