Fessenheim ne sera pas forcément la prochaine centrale nucléaire à fermer

© capture d'écran video ITélé
© capture d'écran video ITélé

La ministre de l'Ecologie et de l'énergie, Ségolène Royal, était l'invitée ce dimanche du Grand Rendez-vous Le Monde/i Télé/Europe1. Et ses propos étaient plutôt évasifs quant à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. 

Par avec AFP

La ministre de l'écologie et de l'énergie Ségolène Royal a affirmé qu'elle sera "à l'écoute" des propositions d'EDF en matière de fermeture de centrales nucléaires, qui pourraient porter sur une centrale "plus vieillissante" que celle de Fessenheim, la décision finale revenant à François Hollande. 

L'interview de Ségolène Royal 


Interrogée sur la conviction exprimée par la secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, que la centrale alsacienne "doit fermer", en vertu de l'engagement du candidat François Hollande en 2012, la ministre a déclaré dimanche : "C'est son point de vue". "Moi, mon point de vue de ministre de l'Energie, avec ma méthode de travail, d'écoute et de construction avec les partenaires compétents (...), c'est que j'écouterai ce qu'EDF dira, et le conseil d'administration d'EDF qui va en débattre", a expliqué Mme Royal lors du Grand Rendez-vous Le Monde/i Télé/Europe1.

"S'il y a une centrale qui est plus vieillissante, qui est plus +insécure+ et qui nécessite plus d'investissements que Fessenheim, on fera cette proposition, et le président de la République tranchera en fonction des données qui seront mises sur la table à ce moment-là", a-t-elle poursuivi. Déjà ce mois-ci, Mme Royal avait affirmé que Fessenheim ne fermerait "pas forcément", et que d'autres options restaient ouvertes. "En toute transparence, il y aura deux réacteurs qui fermeront quand deux réacteurs nouveaux vont s'ouvrir, puisque la loi maintenant prévoit le plafonnement de la capacité du nucléaire", a rappelé la ministre. "Sur tous ces sujets, il faut vraiment se garder de tout dogmatisme", a plaidé Mme Royal.

En 2012, le candidat François Hollande s'était engagé à fermer Fessenheim avant la fin de son mandat, notamment pour répondre aux inquiétudes des écologistes, qui jugent le site alsacien vétuste et dangereux.

Sur le même sujet

Histoires 14-18 : Joseph Darnand, nettoyeur des tranchées

Les + Lus