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“Sciences en marche” ou la colère des universitaires

Devant le Palais universitaire, mardi 4 novembre. / © FTV
Devant le Palais universitaire, mardi 4 novembre. / © FTV

Une trentaine d'enseignants-chercheurs et d'étudiants se sont rassemblés mardi 4 novembre pour protester contre les mesures prises par les gouvernements successifs sur les universités françaises.

Par Denis Becker

Qu'ils soient de droite ou de gauche, les gouvernements n'ont pas épargné les universités françaises, ou en tous cas leurs budgets, leurs personnels et leurs moyens. C'est en tout cas ce qu'affirme le collectif national "Sciences en marche" et son antenne strasbourgeoise, qui organisait mardi une action symbolique sur le parvis du Palais universitaire.

Ce collectif s'est fait connaître à l'automne en organisant une grande marche pour converger vers Paris à vélo, depuis un grand nombre de villes et centres universitaires et de recherche. "Cette marche s’est conclue le 17 octobre à Paris, où les cyclistes ont été accueillis par une grande manifestation rassemblant 8000 personnes", affirme le site de l'association.

Les universitaires reprochent aux élus la privatisation croissante de la recherche, alors que les budgets des universités n'ont fait que baisser depuis la Loi de Responsabilité des Universités (LRU) de 2007.

"Sciences en marche" dénonce aussi l'incompatibilité entre les objectifs fixés par les gouvernements successifs (passer à 50% de diplômés supérieurs dans une classe d'âge) et des budgets en diminution, qui "mettent en péril les formations et l'emploi scientifique". Plusieurs universités sont aujourd'hui en déficit, ce qui rend délicat l'emploi de nouveaux enseignants chercheurs et précarise particulièrement les nouveaux diplômés (en particulier les titulaires d'une thèse de doctorat).

Les solutions proposées par "Sciences en Marche" concernent évidemment le budget de la recherche (2 milliards d'euros par an) ; l'emploi (3000 postes par an) ; et le budget de fonctionnement des universités (1 milliard d'euros pour redresser les comptes). Enfin, le collectif réclame une meilleure "reconnaissance sociétale du statut des docteurs de l'Université", en particulier dans l'emploi par la fonction publique.



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