Cet article date de plus de 3 ans

Le crémant fait pétiller le vignoble alsacien

L'AOC Crémant d'Alsace a 40 ans. Si sa notoriété n'est peut-être pas encore au niveau des grandes maisons de Champagne, elle a le vent en poupe. 500 viticulteurs assurent près du tiers de la production régionale. Le secteur compte quelques poids lourds, à l'image de Wolfberger à Colmar. 
© Maxppp Thierry Gachon
La récolte vient de débuter et déjà, c'est le défilé des tracteurs au pressoir d'Eguisheim. Ce ballet va se poursuivre pendant au moins dix jours pour le crémant. C'est un enjeu majeur pour la coopérative Wolfberger dont le breuvage représente 50 % de la production. Il faut dire que l'Alsace est la championne de ce type de breuvage avec 270 milles hectolitres produit par an, la moitié de tous les crémants produits en France. Cela représente 27% de la production de vin dans la région et 35 million de bouteilles. 

Un succès lié à un cahier des charges strictes, la récolte doit en effet être réalisée à la main et les grappes chargées en faible quantité pour ne pas les abîmer. De quoi faire travailler une main d'œuvre abondante. Conséquence, la récolte représente "un coût supérieur, compensé par un prix supérieur du kilo de raisin", explique Mathieu Bettinger, vigneron à la coopérative Wolfberger. 
durée de la vidéo: 01 min 50
Le crémant fait pétiller le vignoble alsacien


Le crémant d'Alsace surfe également sur le succès que connaissent les vins effervescents partout dans le monde. 20% de la production s'exporte essentiellement vers la Belgique, l'Allemagne et sur un autre marché en pleine essor : les Etats Unis. Cependant, depuis 2010, les viticulteurs ont connu "quatre millésimes relativement faibles en volume, relativise Jérôme Keller, le directeur technique de la coopérative Wolfberger à Eguisheim, la production est donc aléatoire d'une année à l'autre". Alors pour séduire toujours plus d'amateurs, les professionnels se diversifient sur ce secteur du crémant, notamment grâce au rosé. Les bulles alsaciennes n'ont donc pas fini de faire tourner les têtes.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
vendanges agriculture économie viticulture