DOCUMENTAIRE. Tout changer pour recommencer en mieux, c'est l'aventure humaine des "green switchers"

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C'est tendance : utiliser des mots d'anglais pour désigner un concept nouveau. Mais nul besoin d'être anglais pour refaire sa vie, en l'alliant avec ses idées écolos. C'est l'aventure qu'ont tenté six personnes, entre 25 et 60 ans, issues de divers milieux dans le Grand Est.

Vous en rêvez ? Eux l'ont fait. Six hommes et femmes du Grand Est de tous horizons et de tous âges ont décidé de changer de vie pour réconcilier leur travail et leurs valeurs écologiques. Le changement s'est opéré sur un déclic, de façon plus ou moins facile, mais tous se félicitent de leurs nouvelles destinées.

Voici trois bonnes raisons pour regarder le documentaire de Camille Ducellier "Green switchers" en replay ci-dessus. Disponible également en mode web série ici. 

1. Pour ressentir les mêmes émotions que nos green switchers 

N'avez-vous pas envie, comme Caroline, ancienne sage-femme bridée, de vous sentir désormais libre ?

Comme Christophe qui était du matin au soir en réunion, ne vous demandez-vous pas ce que vous allez transmettre à vos enfants ? En tout cas, "ce ne seront pas les clés de mon bureau". Pour ses petiots à lui, le travail de la vigne devient leur héritage.

Kavi et Sofiane se sentent écoresponsables et ne veulent pas fermer leurs yeux. Est-ce aussi votre désir ?

Quant à Mireille, elle s'est payé le luxe pour ses dix dernières années de vie professionnelle d'accomplir un rêve qu'elle avait depuis longtemps. Et vous, aurez-vous le même courage ?

Enfin, nous sommes nombreux à vouloir, à l'instar de Jérôme se sentir aujourd'hui au travail comme il se sentait hier en vacances.

2. Pour mettre en convergence sa vie et ses convictions

    

Ecologie, écoresponsabilité, lien social et entraide, respect de la nature et développement durable, économie locale et circuit court sans oublier la transmission, et l'héritage à céder aux générations futures sont les moteurs de tous ces green switchers. Chacun met ses convictions en valeurs dans son quotidien de travail, voire dans son mode de vie totale. Une forme de congruence entre leurs idées et leur vécu.

Dans son précédent métier, dans une fonderie en Haute-Marne, Jérôme devait "faire plus en moins de temps, avec moins de moyens, faire de l'argent, du bénéfice, réduire les coûts. Après, il y a le problème du sens : j'ai de très fortes convictions écologiques et du coup en aéronautique, c'est tout de suite discutable. (...) A titre personnel, j'estime que ce n'est pas un moyen de locomotion d'avenir, il faudra s'en passer". Après sa reconversion dans l'artisanat et la création de lampes à partir de calebasses, il confirme que "[s]on moteur, c'est de proposer un produit écologique jusqu'au bout des ongles."

Kavi et Sofiane sont devenus créateurs de mode durable et solidaire. Sofiane était graphiste et commençait à s'ennuyer dans son métier. Au même moment, Kavi devient maman et s'informe sur les composants des produits et vêtements pour bébés, notamment les perturbateurs endocriniens. "C'était monstrueux la découverte. Qu'est-ce qu'on met sur la peau de nos enfants ? (...) Et qu'est-ce qu'on va leur donner comme héritage et comme habitudes de consommation ?". Dans le projet qu'ils montent ensemble, la mise en valeur du patrimoine industriel régional résonne chez Sofiane : "là, je vais m'investir, je sais pourquoi. Et le côté écoresponsable, c'est une évidence. J'aurais pu faire de la mode et de la vente sur internet, mais ça ne m'intéressait pas, je voulais donner un sens à ma vie".

Mireille, fondatrice d'un éco-lieu, se remémore sa belle expérience professionnelle passée en tant que directrice d'établissements médico-sociaux. Petit à petit, son métier changeant, elle ne retrouve plus les liens avec les gens et l'épanouissement dans les projets. "Je crois que j'avais fait le tour".

Christophe, lui, en fondant une famille, finit par se poser la question de la transmission. Et n'en finit pas d'admirer son nouveau bureau, le vignoble champenois. 

Quant à Caroline, devenue apicultrice, c'est le projet de famille avec son mari Thierry qui l'a motivée.

3.  Pour basculer avec eux

Ils n'ont pas tous eu un instant T, un point de bascule. Mais pour Jérôme, ça a été le cas. À la suite d'un bilan de compétence, pour savoir ce qu'il peut faire de sa vie, il écrit sur un bout de papier artisanat/calebasse. "Et là, je vous jure, c'est tombé comme une évidence. Le plan s'est déroulé dans ma tête : il faut la maison, les plantations, l'atelier, trouver le premier marché.(...) J'étais serein sur ma propre capacité à surmonter les épreuves."

Pour Sofiane et Kavi, les débuts ont été difficiles, car leurs choix étaient peut-être trop radicaux. Après une phase de questionnements, ils ont dû doser leur engagement dans leur produit écoresponsable.

Mireille, elle, pensait que c'était juste un rêve pour elle de fonder un éco-lieu : "ça me paraissait inaccessible, trop cher". Elle s'est trouvée à la croisée des chemins : "Soit je deviens directrice (...), soit je réalise mon rêve. Et c'est le top". Comme la reprise d'un camping était aussi le rêve de ses parents, elle se pose aussi la question de l'héritage du rêve familial. C'est aussi le grand cheval de bataille de Christophe, le patrimoine à transmettre.  

À chacun son point de bascule, son moment décisif, ses questions et ses interrogations. Mais si, à vous aussi, le cœur vous en dit de faire le grand saut, pourquoi ne pas suivre le conseil de la jeune apicultrice Caroline : "quand t'as un ressenti, il ne faut pas hésiter, il faut y aller." Et comme il est d'usage de dire : il n'y a plus qu'à…