Marathon de New York : l'énorme déception de 170 alsaciens privés de cette course mythique

La délégation alsacienne a appris qu’elle ne pourrait pas courir le marathon de New-York. Et pour cause, le 15 octobre dernier, les États-Unis annonçait la réouverture de leurs frontières le 8 novembre, soit le lendemain du marathon. Une énorme déception pour les 170 coureurs alsaciens.

Deux ans, qu’ils y pensaient jour et nuit. Deux ans qu’ils s’entraînaient pour LA course de leur vie. "Tout était prêt, le gouvernement américain parlait d’une réouverture début novembre, on a pensé que les frontières rouvriraient le 1er, le marathon étant fixé le 7 novembre, tout semblait être bon" nous explique Pascal Leroy, co-organisteur de la délégation alsacienne pour le marathon de New-York.

Mais voilà, le 15 octobre dernier le couperet tombe. "Nous avons appris via une dépêche Reuters que les frontières américaines n’ouvriraient que le 8 novembre, soit au lendemain du marathon. On était dans un état de choc, vraiment abasourdi" ajoute Pascal Leroy qui porte ce projet avec la fédération du bâtiment du Haut-Rhin.

A ce jour aucune explication n’a été donnée de la part du gouvernement américain ou des organisateurs du marathon de NY. "Nous savons qu’il y a eu un cluster au marathon de Londres peut être que cela a pu faire peur" essaye de comprendre Pascal Leroy.

Injustice et déception pour la plus grande délégation française

 

Cette année chaque pays pouvaient emmener 1000 coureurs. Au total, 30 pays participaient à l’événement donc 30 000 coureurs étaient attendus. Sur les 1000 coureurs français, 170 étaient des alsaciens ce qui en faisait la plus grande délégation française.

Parmi eux, 90% n’ont jamais couru de marathon de leur vie. C’est le cas de Peggy Guillon-Zaegel. Atteinte d’une maladie auto-immune, elle a été diagnostiquée au moment de la création du projet. "Quand j’ai appris que j’étais malade, je ne me suis pas dit que j’allais arrêter au contraire. Je me suis fixée un objectif, courir les 42km et combattre la maladie" nous confie Peggy Guillon-Zaegel.

C’est deux ans d’investissement, deux ans de sacrifice, courir New-York c’est le graal

Peggy Guillon-Zaegel, membre de la délégation alsacienne pour le marathon de NY

 

Elle et les autres coureurs alsaciens s’entrainaient quatre fois par semaine. Comme Peggy Guillon-Zaegel, beaucoup d’entre eux se sont mis à la course à pied sur le tard, alors se lancer un défi tel que courir le plus célèbre marathon du monde, ce n’était pas rien. "C’est deux ans d’investissement, deux ans de sacrifice, courir New-York c’est le graal" nous explique-t-elle.

Un engagement humain, des rencontres inoubliables

 

Pour lui, ce n’est pas une première en revanche. En 2007 puis en 2009, Pascal Leroy avait déjà monté des délégations pour partir à New-York. Sur place ils avaient organisé des rencontres avec les pompiers de la caserne Casagrande du Bronx. Une opération qu’ils devaient réitérer cette année puisque des pompiers de Colmar ainsi que des gendarmes devaient courir le marathon.

A l’époque, les coureurs alsaciens s’étaient mobilisés pour la lutte contre le cancer. Cette année c’était au profit de l’association ELA qu'ils devaient fouler le sol new-yorkais. A noter qu'un chèque de 10 000 euros lui sera tout de même reversé le 17 novembre à Colmar.

Direction le marathon du Lac Majeur en remplacement

 

Motivés, déterminés à ne pas se laisser abattre, les coureurs alsaciens ont décidé, à défaut d’aller à New-York, de s’inscrire au marathon du Lac Majeur qui se tiendra le 7 novembre prochain. Pour marquer le coup, ils courront avec leurs maillots du marathon de New-York et comptent bien envoyer la photo au président américain Joe Biden, sans rancune, comme un clin d’oeil...

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